Le Parti Québécois s’engage à investir un minimum de 450 millions de dollars en agriculture et présente un plan costaud pour les producteurs agricoles
Manseau, 10 septembre 2026 – Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, annonce son plan pour les producteurs agricoles québécois, qui repose sur un investissement de 450 millions de dollars sur quatre ans. Le Parti Québécois s’engage à donner une place de choix à l’agriculture en augmentant le budget dédié aux agriculteurs de 0,9 à 1,5% dans les dix prochaines années.
« L’agriculture constitue un pilier fondamental de notre économie, non seulement comme une source de production alimentaire, mais aussi comme un moteur de vitalité régionale et de création d’emplois, générant des recettes de près de 13,5 milliards de dollars en 2025. Dans l’histoire de notre formation politique, l’agriculture a toujours été une priorité. Nous avons eu d’excellents ministres, dont François Gendron, Rémy Trudel et Jean Garon. Au sein d’un gouvernement du Parti Québécois, le ministre de l’Agriculture sera un ministre d’importance pour protéger notre souveraineté alimentaire et reconnaître l’apport des producteurs à notre économie », déclare Paul St-Pierre Plamondon.
Un gouvernement du Parti Québécois agira sur cinq priorités: protéger le territoire agricole, aider la relève agricole, stimuler la souveraineté alimentaire, augmenter le revenu agricole et réduire le fardeau administratif et réglementaire des entreprises.
LISTE DES MESURES DU PLAN POUR LES PRODUCTEURS AGRICOLES QUÉBÉCOIS
D’abord, le plan du Parti Québécois prévoit l’augmentation du budget dédié aux agriculteurs de l’Agriculture de 0,9% à 1,5% en 10 ans, soit un engagement financier supplémentaire de 450 millions sur quatre ans. Par ailleurs, il s’assurera de traiter cinq aspects importants de l’agriculture québécoise :
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Le Parti Québécois va protéger notre territoire agricole :
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réformer la Loi sur la protection du territoire agricole et instaurer le principe de zéro perte nette du territoire agricole ;
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aider les producteurs dont les terres sont touchées par les changements climatiques ;
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retirer le Québec du projet de TGV Alto.
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Le Parti Québécois va aider la relève agricole pour assurer l’avènement d’une prochaine génération de producteurs agricoles québécois :
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appuyer financièrement la Fiducie agricole UPA-Fondaction à hauteur de 10 millions de dollars en 2027-2028 ;
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financer davantage le soutien aux transferts de ferme ;
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mettre en production acéricole 50 000 nouveaux hectares d’érablière en forêt publique ;
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éliminer les barrières fiscales à la cession des terres ;
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encourager fiscalement la vente de fermes à des jeunes issus de la relève ;
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créer des prêts à long terme et à taux plus avantageux pour l’acquisition d’actifs agricoles.
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Le Parti Québécois va également améliorer la souveraineté alimentaire du Québec :
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fixer au gouvernement une cible de 75% d’approvisionnement en produits québécois dans nos institutions publiques ;
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mieux informer les consommateurs sur l’origine québécoise des produits vendus en épicerie.
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Le Parti Québécois va mettre en œuvre les mesures suivantes pour augmenter le revenu agricole :
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pérenniser et rendre accessible à toutes les entreprises agricoles le remboursement de la tarification du carbone ;
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donner accès aux programmes de financement du ministère de l’Économie et de l’Énergie aux entreprises agricoles et du secteur agroalimentaire ;
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mener, avec les partenaires municipaux et agricoles, une réflexion sur la taxation municipale du territoire agricole, notamment dans un contexte où le Programme de crédit de taxes foncières agricoles représente une part croissante du budget du MAPAQ et interdire la taxation municipale des outils de mise en marché collective comme le contingent acéricole ;
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mettre à contribution la Financière agricole, notamment par ses programmes de garantie de prêt, afin de réduire les taux d’intérêt pour les entreprises agricoles ;
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faire respecter le principe de résidualité de la forêt publique pour garantir la stabilité des marchés des producteurs forestiers de forêt privée.
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Le Parti Québécois s’engage finalement à réduire le fardeau administratif et réglementaire des entreprises agricoles.
Le chef du Parti Québécois s’est engagé à effectuer une réforme de fond en comble de la Loi sur la protection du territoire agricole. La protection des terres agricoles et des activités qui s’y rattachent sera assurée de manière intégrale. Les usages non agricoles ne seront tolérés que s’ils sont sans incidence sur la pratique agricole, laquelle aura toujours préséance sur les activités commerciales et touristiques. Cela passera notamment par l’adoption du principe de zéro perte nette du territoire agricole.
« Nous retirerons aussi le Québec du projet de TGV d’Alto qui menace notre garde-manger. C’est un mauvais projet, qui coûtera une fortune pour permettre des déplacements Montréal-Toronto, alors que nos infrastructures prioritaires en santé et en éducation tombent en ruine. Il coupera également en deux des centaines de nos plus belles terres agricoles », détaille Paul St-Pierre Plamondon.
Paul St-Pierre Plamondon veut également s’assurer qu’une relève d’agriculteurs puisse cultiver nos terres dans les prochaines décennies. Il souhaite donc faire tomber les barrières rendant difficiles l’accès à la profession et le transfert des terres agricoles. « Globalement, on s’engage à avoir une approche plus agressive pour la relève dans l’ensemble des programmes du gouvernement », déclare le chef péquiste.
Avec un gouvernement du Parti Québécois, les Québécois consommeront plus de nourriture produite au Québec. Informer convenablement la population des aliments cultivés et produits ici sera une première étape importante. Le gouvernement devra aussi donner l’exemple. « Si on veut éviter d’importer une quantité injustifiable de produits alimentaires, la première chose que peut faire le gouvernement, c’est de donner l’exemple avant de donner des leçons. Il faut que le panier d’aliments acheté par l’État, dans les hôpitaux, dans les cafétérias d’écoles, dans les CHSLD, soit presque entièrement québécois », explique le chef du Parti Québécois.
Le revenu est en recul et l’endettement est à la hausse pour les entreprises agricoles. « Les producteurs agricoles travaillent fort. De 6 heures du matin à 6 heures du soir, des fois plus tard et ce, du lundi au dimanche. Puis quand ils font les comptes à la fin du mois, après avoir payé pour les coûts du carburant, des intrants, de la main-d’œuvre, des intérêts sur les prêts, du loyer ou de l’hypothèque, il ne reste plus grand-chose. J’en suis conscient. Les coûts pour exploiter une entreprise agricole ne cessent d’augmenter. Tout est rendu hors de prix. Et il est nécessaire qu’on aide nos producteurs et qu’on simplifie leur vie », ajoute le chef du Parti Québécois.
Toutes ces mesures s’ajoutent à la baisse d’impôts des sociétés de 20% pour les PME québécoises et à la réduction du fardeau administratif et réglementaire qui sévit sur les entreprises agricoles.
« Le mot d’ordre du Parti Québécois sera : laissez-les tranquilles, laissez-les travailler. Ils sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour eux », conclut Paul St-Pierre Plamondon.
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Source :
Emmanuel Renaud
Parti Québécois