Transparence du gouvernement : Le Parti Québécois rendra publics les documents que la CAQ a refusé de dévoiler
Québec, le 8 avril 2026 – Un gouvernement du Parti Québécois rendra publics plusieurs documents que la CAQ garde confidentiels. Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a pris cet engagement affirmant qu’un gouvernement péquiste sera résolument plus transparent que celui de la CAQ.
« L’un des héritages les plus importants de notre formation politique est l’assainissement des mœurs politiques. Tout comme René Lévesque l’avait fait dans plusieurs sphères de l’administration publique, un gouvernement du Parti Québécois sera plus transparent dans les décisions de l’État québécois », annonce-t-il.
EN BREF
- Un gouvernement du Parti Québécois s’engage à être plus transparent que celui de la CAQ et rendra notamment publics les documents suivants :
- Les projections d’admission à la résidence permanente découlant des propositions des deux candidats à la direction de la CAQ ;
- Les études de la firme McKinsey sur la filière batterie ;
- Les contrats et conditions d’octroi de prêts pardonnables par le ministère de l’Économie ;
- Les critères d’attribution des mégawatts ;
- L’ensemble des contrats de gré à gré et des subventions discrétionnaires octroyés lors de la pandémie de COVID-19 ;
- Le Parti Québécois réitère qu’il rendra publics les documents de la Commission Grenier sur les manœuvres du camp du Non en 1995;
- Le Parti Québécois réformera la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.
Sous la CAQ, les médias ont déploré à juste titre l’opacité à laquelle ils se sont heurtés dans les demandes d’accès à l’information. « Nous avons été confrontés aux mêmes barrières », déplore Pascal Bérubé, rappelant que la CAQ a refusé de rendre publics les contrats de gré à gré octroyés lors de la pandémie de COVID-19 ainsi que les bénéficiaires de subventions discrétionnaires. Il en va de même pour les projections d’admission à la résidence permanente issues des propositions des candidats à la direction de la CAQ, que le gouvernement a refusé de publier la semaine dernière.
Par ailleurs, en 2025, l’ancienne ministre de l’Économie, Christine Fréchette, ainsi que les représentants d’Investissement Québec avaient refusé de rendre publics plusieurs documents exigés par la députée de Terrebonne durant l’étude des crédits budgétaires, ainsi que lors de la période de questions. Des journalistes avaient également tenté de les obtenir par des demandes d’accès à l’information.
« Par exemple, les documents que j’ai demandés, dont les études de McKinsey sur la filière batterie et les informations sur Flying Whales, m’ont été refusés à plusieurs reprises dans des contextes différents et toujours pour des raisons floues. Quant à l’octroi de prêts pardonnables, seule une partie des informations m’a été fournie, et le gouvernement continue d’en accorder sans donner de détails. C’est un véritable problème. Un gouvernement du Parti Québécois publiera ces documents pour que l’intérêt public et la transparence guident les décisions en matière d’accès à l’information, et non la protection des décisions d’un ministre ou d’un ministère », affirme Catherine Gentilcore.
De plus, Pascal Bérubé est catégorique : un gouvernement du Parti Québécois fera la lumière sur les documents de la Commission Grenier, qui renferment des secrets sur les irrégularités commises par le camp du Non lors de la campagne référendaire de 1995.
« C’est absurde qu’en ce moment, les délibérations du camp du Oui, sous le gouvernement de Jacques Parizeau, soient publiques, alors que le camp du Non est toujours protégé par le secret. Il existe un devoir de mémoire et de vérité sur un événement majeur de notre histoire, dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui. La CAQ n’a pas réussi à aboutir à une divulgation de ces documents, un gouvernement péquiste le fera très rapidement », réitère-t-il, soulignant qu’il a déposé le projet de loi n° 793 à cet effet.
En plus des documents énumérés dans ce communiqué de presse, le Parti Québécois n’exclut pas de dévoiler plusieurs autres informations, notamment en ce qui concerne les subventions octroyées sans explications à plusieurs entreprises.
Une loi à réformer
Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’accès à l’information, Pascal Paradis, rappelle que la transparence est un réflexe que l’État devrait avoir en permanence. Réformer la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels est un chantier qu’un gouvernement du Parti Québécois entreprendra.
« La Loi est un legs important du gouvernement Lévesque. Bien qu’elle ait été revue pour renforcer la protection des renseignements personnels, on doit maintenant la moderniser pour améliorer la transparence de nos institutions. Ceci est essentiel pour éviter, comme on l’a trop souvent vu, que le déni d’accès ou les documents caviardés deviennent la norme, particulièrement lorsque les enjeux concernent des informations, des politiques, des décisions ou des dépenses importantes pour les Québécois. Il en va de la confiance des citoyens en nos institutions », croit le député de Jean-Talon.
L’éléphant dans la pièce
Enfin, pour les élus du Parti Québécois, l’éléphant dans la pièce est, comme toujours, l’opacité du gouvernement fédéral.
« Le gouvernement fédéral peut dépenser des milliards de dollars de l’argent des Québécois, à sa guise, dans des champs de compétences du Québec, sans jamais avoir à rendre de comptes. Il peut également changer des politiques publiques qui touchent les Québécois sans jamais avoir à s’expliquer. Sous un gouvernement du Parti Québécois, l’ingérence financière sera vivement dénoncée, et l’État québécois rendra publique toute tractation avec Ottawa, contrairement au gouvernement de la CAQ », conclut Pascal Bérubé.
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Emmanuel Renaud,
Attaché de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois,
Emmanuel.renaud@assnat.qc.ca