nouvelles  |  9 Juin 2026

Un gouvernement du Parti Québécois retirera le Québec du projet de TGV Alto afin de prioriser l’entretien des infrastructures vétustes

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Québec, le 9 juin 2026 ­­­– Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, annonce qu’il retirera le Québec du projet de TGV Alto du gouvernement fédéral estimé à potentiellement 200 milliards de dollars. La part du Québec s’élevant à près de 40 milliards de dollars dans le projet, un gouvernement du Parti Québécois demandera à ce que les sommes lui soient versées sans condition pour qu’il puisse l’investir dans les infrastructures prioritaires pour les Québécois: les routes, les hôpitaux, les écoles et le transport collectif dans les villes.

« Au Parti Québécois, on se bat contre le gaspillage depuis des années. Je ne peux pas justifier aux Québécois que leur argent soit investi dans un projet pharaonique qui aura, selon les études, peu d’impact sur le trafic sur nos routes et qui risque fortement d’être un énorme fiasco financier. », explique Paul St-Pierre Plamondon dans une publication sur ses réseaux sociaux.

EN BREF :

  • Le Chef du Parti Québécois demande le retrait du Québec du projet de TGV Alto du gouvernement fédéral ;
  • Le projet étant maintenant évalué à 200 milliards de dollars par le Bloc Québécois, la part du Québec pourrait s’élever à près de 40 milliards de dollars ;
  • Il prévoit investir cet argent dans l’entretien des infrastructures québécoises vétustes (hôpitaux, écoles, routes et transport collectif) dont le déficit de maintien des actifs s’élève à plus de 45 milliards de dollars ;
  • Le PQ dénonce également la manière d’agir du fédéral : les consultations sont opaques, les agriculteurs sont inquiets et le plan d’expropriation est flou, menaçant des milliers de familles.

Le chef péquiste invite les Québécois à imaginer ce qu’ils pourraient faire avec cet argent. « Les sommes sont tellement immenses qu’on pourrait, à la place, rénover la quasi-totalité de nos infrastructures vétustes : écoles, hôpitaux, routes et infrastructures de transport collectif. Le déficit de maintien des actifs du gouvernement du Québec est de 45 milliards. Près de 40% de nos bâtiments hospitaliers et 60% de nos écoles sont considérés comme vétustes. Nos routes nécessitent maintenant 31 milliards de dollars pour être remises en état. Le métro de Montréal aura aussi grandement besoin d’être modernisé dans les prochaines années, en plus d’autres projets de transport collectif structurant qui attendent leur financement. », précise-t-il.

Le Parti Québécois note également que, fidèle à son habitude, la manière de procéder du gouvernement fédéral ne respecte pas les citoyens.

« Sur la manière, il semblerait aussi que le fédéral n’ait pas appris de ses erreurs du passé, comme avec l’aéroport de Mirabel. Les consultations pour le TGV sont opaques, les agriculteurs sont inquiets de voir leurs champs coupés en deux et le plan d’expropriation est flou, menaçant des milliers de familles. Le projet figure sur la liste du Bureau des grands projets du gouvernement fédéral afin « d’accélérer les travaux d’ingénierie, de réglementation et d’obtention des permis », tandis que des modifications à la Loi sur l’expropriation permettront d’accélérer l’acquisition des terrains nécessaires. Tout se déroule comme si l’on voulait aller le plus vite possible avant qu’on réalise l’erreur et le fiasco financier vers lequel on se dirige. Mark Carney, qui dépense sans compter, semble davantage préoccupé par l’idée de laisser un projet en héritage que par l’intérêt public. », ajoute le chef du Parti Québécois.

« Je sais que cette prise de position ne sera pas nécessairement populaire. Mais comme chef d’un parti politique qui aspire à former un gouvernement responsable, je ne peux pas cautionner ce gaspillage au détriment des projets vitaux pour la population. Le Parti Québécois n’est en ce sens pas opposé au TGV comme moyen de transport ou dans l’absolu, mais nous croyons tout simplement que l’urgence est à l’entretien et à la rénovation de nos infrastructures, pas au coupage de rubans. C’est pourquoi un gouvernement du Parti Québécois mettra un terme au projet de TGV Alto et exigera que les sommes nous soient directement versées sans condition afin d’investir dans ce qui est prioritaire au Québec : nos hôpitaux, nos écoles, notre réseau routier et notre propre réseau de transport collectif », conclut Paul St-Pierre Plamondon.

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SOURCE :
Emmanuel Renaud

Attaché de presse

Aile parlementaire du Parti Québécois

emmanuel.renaud@assnat.qc.ca