Le Parti Québécois critique fermement un autre dépassement de coûts dans un projet informatique signé Christine Fréchette
Longueuil, 14 septembre 2026 – En mêlée de presse, ce matin, les candidats du Parti Québécois dans les circonscriptions de Groulx, Marie-Claude Sarrazin, et de Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé, ont critiqué un autre gaspillage de fonds publics en informatique sous la CAQ de Christine Fréchette. Selon les révélations de Radio-Canada, les coûts du projet SIFA ont explosé, passant de 96 millions de dollars à un milliard de dollars.
« Encore une fois, ce matin, nous sommes devant une autre démonstration de l’incompétence de la CAQ en matière de gestion des fonds publics. Un autre épisode de gaspillage : plus de 900 millions de dollars en dépassement de coûts. C’est un dérapage de 1 000% de plus que l’estimation initiale. Cet été, le Conseil des ministres sous Christine Fréchette a autorisé des dépenses supplémentaires par décret de 329 millions dans le projet, malgré les drapeaux rouges émis par des fonctionnaires et des firmes d’experts-comptables. Et nous sommes maintenant à une estimation de 900 millions qui pourrait atteindre 1 milliard de dollars. Ce nouveau fiasco informatique, il est signé Christine Fréchette », affirme l’ancienne procureure à la Commission Gallant, Marie-Claude Sarrazin.
Ce nouveau scandale s’ajoute à plusieurs dépassements de coûts déjà documentés. Le Dossier Santé Numérique est passé de 265 millions à 402 millions de dollars, auxquels on doit maintenant ajouter 100 millions de dollars supplémentaires par année pour son exploitation. Le scandale de SAAQClic a coûté 1,1 milliard de dollars aux contribuables québécois. Puis, le projet de modernisation du système de justice, qui devait coûter 500 millions de dollars uniquement pour le développement, a finalement été reporté à 2029.
« Dès le 6 octobre, un gouvernement du Parti Québécois devra mettre les projets informatiques sur pause et faire l’audit de ces projets. Il faut s’assurer que la gouvernance de tous les projets et l’analyse des besoins ont bien été faites. À l’avenir, ce qu’il faut faire, c’est arrêter de dépenser dans des projets mammouths qui écartent des plus petits joueurs. Il faut faire des programmes de transformation numérique composés de plusieurs petits projets avec plus de contrats collaboratifs. De cette façon-là, nos joueurs québécois pourront participer à la transformation numérique de l’État et assurer notre souveraineté numérique. Il faudra également mettre en place une équipe d’élite a un endroit où elle peut être transversale avec l’appui du conseil exécutif et du secrétaire général », propose la candidate péquiste dans la circonscription de Groulx.
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Source :
Emmanuel Renaud
attaché de presse