Livre bleu : Les contours de la future citoyenneté québécoise dévoilés
Saint-Hyacinthe, le 23 janvier 2026 – Le chef du Parti Québécois et député de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon, le député d’Arthabaska et porte-parole aux Relations canadiennes, Alex Boissonneault, ainsi que le député de Jean-Talon et porte-parole aux Relations internationales, Pascal Paradis, ont dévoilé aujourd’hui un quatrième chapitre du Livre bleu portant sur la citoyenneté québécoise au lendemain de l’accession du Québec à son indépendance.
« La citoyenneté est la marque ultime d’appartenance à un pays et l’expression même de la souveraineté de ce dernier. Le pouvoir d’un État de déterminer qui fait partie du corps national est aux racines des droits et des obligations de ceux qui le composent. Notre objectif aujourd’hui est de donner un aperçu des contours de cette citoyenneté, qui fera la fierté de millions de Québécois », explique Paul St-Pierre Plamondon.
EN BREF
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L’obtention de la citoyenneté dans un Québec indépendant sera possible par la filiation, le domicile ou la naturalisation ;
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Le Parti Québécois exclut de révoquer la citoyenneté canadienne et permettra la double citoyenneté ;
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Les francophones du Canada souhaitant s’établir au Québec après l’indépendance auront accès à un parcours accéléré vers la citoyenneté.
Dans ce nouveau chapitre du Livre bleu, le Parti Québécois choisit de donner une réponse aux questions légitimes qui entourent la citoyenneté suite à un examen rigoureux du contexte juridique dans lequel elle s’inscrira.
« Jusqu’à présent, les principes directeurs de toute la démarche du Livre bleu sont ceux de la continuité et de la stabilité du nouvel État. La citoyenneté n’y fera pas exception. Bien évidemment, les institutions démocratiques du Québec détermineront les attributs propres à la citoyenneté québécoise, mais nous cherchons d’abord et avant tout à faciliter la vie des Québécois et à limiter les dédales administratifs à la suite de l’indépendance », rappelle le chef péquiste.
Ainsi, un Québec indépendant attribuerait sa citoyenneté de trois manières. Premièrement, par la filiation, en octroyant la citoyenneté à toute personne dont au moins un des parents est citoyen québécois. Deuxièmement, par le lieu de domicile, où tous les citoyens canadiens domiciliés au Québec au lendemain de l’indépendance de même que toutes les personnes nées au Québec par la suite se verront offrir la citoyenneté québécoise. Troisièmement, par la naturalisation, en maintenant différents parcours pour l’obtention de la citoyenneté.
L’une des questions les plus importantes est celle du sort de la citoyenneté canadienne et du passeport canadien à la suite de l’indépendance. À la lumière d’un examen des expériences internationales, y compris celle du Canada, le Parti Québécois met fin à tout doute.
« Le Québec sera un État normal et une démocratie occidentale normale : il reconnaîtra la double citoyenneté, comme c’est la tradition dans la plupart des pays occidentaux. Incidemment, un Québec indépendant ne demandera jamais à ses citoyens de renoncer à leur citoyenneté, qu’elle soit canadienne où d’un autre pays », affirme catégoriquement Paul St-Pierre Plamondon.
Par ailleurs, Pascal Paradis rappelle que le Canada reconnaît déjà la double citoyenneté dans le cadre juridique actuel, ce qui indique que les Québécois qui le souhaiteront pourront également conserver leur passeport de ce pays en plus de pouvoir se doter d’un passeport québécois.
Les francophones du Canada
Lorsqu’il accèdera à l’indépendance, le Québec deviendra le foyer national des francophones en Amérique du Nord et aura donc un rôle quant au sort de la francophonie en son sein, croit le porte-parole du Parti Québécois aux Relations canadiennes.
« Notre nouveau pays prendra ses responsabilités et offrira un soutien politique et économique aux communautés francophones du Canada, notamment en signant et en bonifiant des accords de collaboration dans plusieurs domaines, tel que l’éducation. Les francophones du Canada continueront également d’avoir accès aux institutions postsecondaires à prix réduit. Enfin, pour ceux qui le désirent, un parcours privilégié et accéléré vers la citoyenneté québécoise sera offert à tous les francophones du Canada qui souhaitent s’établir au Québec », conclut Alex Boissonneault.
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Source :
Katrina Archambault
Chargée de communication