nouvelles  |  24 Mar 2026

Le Parti Québécois va réduire les coûts de construction au Québec

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Québec, le 24 mars 2026 – Le chef du Parti Québécois et député de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon, et la porte-parole du Parti Québécois en matière d’Habitation et députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, présentent l’offensive que mènera un gouvernement du Parti Québécois pour diminuer les coûts de construction au Québec.

EN BREF

  • Le Parti Québécois dénonce les coûts de construction anormalement élevés au Québec qui pointent vers un manque de concurrence, un manque de constance et de fiabilité du gouvernement comme donneur d’ouvrage, et un fardeau réglementaire trop lourd.
  • Le Parti Québécois entreprendra un vaste chantier d’allègements réglementaires dans tout le secteur, incluant l’harmonisation à l’échelle du Québec du Code du bâtiment et la réévaluation du nombre effarant d’étapes pour la concrétisation d’un projet.
  • Le Parti Québécois s’engage à revoir les règles entourant les appels d’offres gouvernementaux afin de favoriser la multiplication et la participation de plus petits joueurs dans les projets, pour ainsi améliorer la concurrence et faire baisser le coût des ouvrages publics.
  • Le Parti Québécois s’attaquera aux surcoûts des infrastructures en impliquant les entrepreneurs dans la conception des projets et en allégeant la reddition de comptes dans le secteur de la construction.
  • Le Parti Québécois propose un ensemble de 10 mesures pour réduire les coûts de construction et maintiendra le dialogue avec les acteurs du milieu pour atteindre son objectif.

Favoriser la concurrence pour réduire les coûts

Le chef du Parti Québécois constate que les coûts de construction anormalement élevés au Québec entraînent une incapacité financière pour le gouvernement à veiller à ce que les projets d’infrastructure suivent les besoins de la population.

« Dans le PQI déposé mercredi par le gouvernement, on trouve huit écoles secondaires en réalisation, en ce moment, dont le coût est supérieur à 175 M$. On apprenait même que les coûts pour la construction de l’École secondaire Louis-Philippe Paré sont maintenant de 470 M$ ! Il est impossible que les prix ne soient pas gonflés, surtout que, juste à côté, l’Ontario annonce des projets d’écoles secondaires avec des capacités de 1500 élèves à 75 M$, moins de la moitié du prix qu’on paie ici. Certains projets sont parfois trois ou quatre fois plus chers au Québec. Les Québécois n’en ont pas pour leur argent et ça pose une menace directe à l’état de nos finances publiques. Surtout, faute d’argent parce que les projets ont coûté trop cher, on se retrouve avec une file d’attente interminable de projets urgents au PQI, transformé en un « stationnement » où sont abandonnés des projets nécessaires qui n’auront malheureusement pas lieu. Le Parti Québécois doit remettre de l’ordre dans les contrats gouvernementaux », annonce Paul St-Pierre Plamondon.

Le député de Camille-Laurin veut en ce sens également favoriser la concurrence dans ce marché qui a été décimé par la commission Charbonneau et par la rareté des projets d’infrastructures menés à terme au cours des dernières années. Faute d’ouvrages et faute de joueurs en nombre suffisant, le Québec se retrouve dans un environnement très peu concurrentiel :

« En 2019, quand la CAQ est arrivée au pouvoir, la Société québécoise des infrastructures (SQI) nous apprenait que le nombre moyen de soumissionnaires par appel d’offres était de 4,73, une proportion déjà considérée trop faible à l’époque. Et maintenant, après huit ans de caquisme, ce taux est rendu aussi bas que 2,65 soumissionnaires. Il n’y a tout simplement plus assez de compétition dans les ouvrages publics au Québec. Un gouvernement du Parti Québécois va également donner le mandat à la SQI de définir les appels à projets de manière à maximiser le bassin de soumissionnaires potentiels et de favoriser la participation de PME aux travaux publics, notamment en favorisant la participation de plus petits joueurs », soutient le chef du Parti Québécois.

Rétablir la fiabilité du gouvernement et permettre l’innovation dans les appels d’offres

Paul St-Pierre Plamondon pense que les nombreux changements de cap du gouvernement de la CAQ et le nombre effarant de projets annoncés pour lesquels des dépenses ont été encourues pour que finalement le projet n’ait pas lieu est un facteur important dans ce gonflement des coûts : « La Caisse réussit à construire pour moins cher parce que les acteurs de l’industrie savent que le gouvernement du Québec n’est pas fiable et risque de changer d’idée plusieurs fois. Il faut plus de rigueur pour rétablir cette confiance ». Il soutient également qu’il faut passer d’une logique de plans et devis fixés par les fonctionnaires du gouvernement à des appels d’offres fondés sur les besoins.

« Les appels d’offres du gouvernement doivent viser à ce qu’on réponde à des besoins, pas à des caprices d’architecture prédéterminés par le gouvernement. Un gouvernement du Parti Québécois va alléger le cadre réglementaire des plans et devis soumis dans les appels à projets pour laisser plus de liberté aux soumissionnaires de proposer des solutions et modifications aux plans et devis pour arriver à plus d’innovation, plus de durabilité et surtout à meilleur coût pour les contribuables. On va aussi permettre aux entreprises de déposer des contre-offres en réponse aux mêmes besoins afin de mettre à profit leur propre expertise au service des ouvrages publics », ajoute le député de Camille-Laurin.

Alléger le fardeau réglementaire et accélérer les projets

La porte-parole en matière d’Habitation du Parti Québécois promet d’impliquer davantage les entrepreneurs dans l’élaboration des projets d’infrastructures publiques et d’alléger le fardeau réglementaire des développeurs.

« Mes collègues et moi, nous avons multiplié les rencontres ces dernières semaines avec les représentants de l’industrie. Ce qui ressort de nos rencontres, c’est qu’on doit de toute urgence harmoniser le Code du bâtiment dans l’ensemble du Québec afin de faciliter le passage à l’échelle des développeurs et la reproductibilité des projets privés et publics. On pourra faire de vraies économies d’échelle en reprenant les mêmes modèles à différents endroits pour les nouvelles infrastructures. Il y a aussi des bâtiments vacants dont on se prive collectivement, comme des couvents, parce que l’adaptation à des normes excessives coûte des millions. Dans la même veine, le Parti Québécois va aussi étendre largement les exemptions de remises aux normes au bâti ancien », promet Catherine Gentilcore.

Dans l’optique de procéder à de réels allègements réglementaires et gagner en agilité, le Parti Québécois va simplifier ou supprimer certaines des étapes nécessaires à l’aboutissement d’un projet, lesquelles sont imposées en trop grand nombre par les multiples paliers de gouvernements et organismes qui se chevauchent.

La députée de Terrebonne annonce également que le Parti Québécois s’engage à mettre en place, notamment, des formulaires préremplis pour les demandes d’autorisations et attestations diverses requises des entrepreneurs :

« Je ne peux pas vous dire combien de fois on nous a dit : « On dirait que tout ce monde-là ne se parle pas ! ». Une autre des priorités de notre plan, c’est que les renseignements qui doivent être transmis aux autorités gouvernementales, telles que la CNESST, la CCQ, à la RBQ ou encore à Revenu Québec soient préremplis de sorte que les acteurs de l’industrie ne perdent pas un temps fou à envoyer les mêmes informations à des entités différentes », conclut Catherine Gentilcore.

Le plan du Parti Québécois pour faire diminuer les coûts de construction au Québec, en bref :

  1. Maximiser le bassin de soumissionnaires potentiels;
  2. Favoriser la participation de PME aux travaux publics ;
  3. Alléger les plans et devis soumis dans les appels à projets pour laisser plus de liberté d’exécution, de modification et de choix des matériaux aux soumissionnaires ;
  4. Permettre aux entreprises de déposer des contre-offres en réponse aux appels à projets du gouvernement ;
  5. Harmoniser le Code du bâtiment dans l’ensemble du Québec pour faciliter la reproductibilité des modèles d’infrastructures publiques ;
  6. Étendre les exemptions de remises aux normes au bâti ancien pour maximiser l’utilisation et faciliter la requalification des bâtiments existants ;
  7. Mettre en place des formulaires préremplis afin de centraliser les renseignements qui doivent être transmis aux autorités gouvernementales par les entrepreneurs ;
  8. Rétablir la constance et la fiabilité de l’État comme donneur d’ouvrage en développant des outils de gestion et des compétences en matière de gestion de projet afin d’améliorer la planification des ouvrages publics, de réduire l’incertitude et les changements de cap dans l’octroi des contrats publics gouvernementaux;
  9. Simplifier ou supprimer certaines des étapes nécessaires à l’aboutissement d’un projet;
  10. Proposer des formulaires préremplis aux entrepreneurs du secteur de la construction pour accélérer le renouvellement de demandes et déclarations auprès de la CNESST, la CCQ, la RBQ ou Revenu Québec.

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SOURCE :        Emmanuel Renaud

Attaché de presse

Aile parlementaire du Parti Québécois

emmanuel.renaud@assnat.qc.ca