Dépistage du cancer colorectal : Le gouvernement doit passer en deuxième vitesse
Québec, le 18 février 2026 — Le député des Îles-de-la-Madeleine à l’Assemblée nationale du Québec et porte-parole du Parti Québécois en matière de Santé et Services sociaux, Joël Arseneau, déplore la lenteur du gouvernement à déployer un programme de dépistage systématique du cancer colorectal, alors qu’il s’était engagé à le faire avant la fin du mandat.
En commission ce matin, le gouvernement a choisi d’ignorer la pétition signée par 800 personnes demandant la mise en place d’un tel programme. Joël Arseneau réitère que des actions concrètes doivent être posées d’ici la fin du présent mandat. « Ça presse ! », soutient l’élu madelinot qui a parrainé la pétition.
EN BREF
- Le député des Îles-de-la-Madeleine déplore la lenteur du gouvernement de la CAQ en matière de dépistage du cancer colorectal ;
- Le Québec doit prendre exemple sur les autres juridictions ayant mis en place un programme de dépistage organisé ;
- Joël Arseneau demande que le gouvernement pose des gestes déterminants d’ici la fin du présent mandat, comme il s’y était engagé.
Le député déplore que le gouvernement tarde tant à mettre en place un programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal. « Pas plus tard que la semaine dernière, le Journal de Québec faisait état d’une hausse significative des cas de cancer colorectal chez les moins de 60 ans. Il est impératif que le gouvernement agisse concrètement sur l’enjeu d’ici la fin du mandat », plaide l’élu.
Depuis 2018, le gouvernement se dit en faveur d’un programme de dépistage organisé du cancer colorectal. Pourtant, il reporte à nouveau les échéances. En avril 2023, le gouvernement s’est engagé par motion à mettre en place un programme de dépistage systématique d’ici la fin de son mandat, soit octobre 2026. « À ce jour, aucun plan de mise en œuvre pour un tel programme n’a été présenté », se désole l’élu.
Rappelons que différentes juridictions, notamment l’Australie, les États-Unis et plusieurs pays d’Europe, ont même abaissé à 45 ans l’âge du premier dépistage de la maladie. « Le Québec doit rapidement rattraper son retard en matière de dépistage du cancer colorectal en prenant exemple sur ces autres juridictions », estime le député des Îles-de-la-Madeleine.
Joël Arseneau rappelle que le cancer colorectal est le deuxième plus meurtrier au Québec. « Un programme de dépistage organisé peut donc avoir un impact significatif pour les Québécoises et Québécois en dépistant précocement et, ce faisant, réduisant les coûts associés à un diagnostic tardif », conclut-il.
Pétition : Soutien et déploiement du programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal
CONSIDÉRANT QUE le Québec est la seule juridiction au Canada n’ayant pas de programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal;
CONSIDÉRANT QUE le cancer colorectal est le deuxième type de cancer le plus meurtrier au Québec;
CONSIDÉRANT QUE le cancer colorectal est un cancer dit silencieux dont les symptômes ne se déclarent presque pas avant d’être en stade avancé;
CONSIDÉRANT QUE les taux de survie pour le cancer colorectal sont de plus de 90 % lors d’un diagnostic à un stade précoce;
CONSIDÉRANT QUE malgré l’accès au test RSOSi pour les 50 à 74 ans dans les points de services locaux, le fardeau de s’informer reste sur les épaules des citoyens, particulièrement dans un contexte où l’accès à un médecin de famille demeure compliqué;
CONSIDÉRANT QU’en avril 2023, l’Assemblée nationale a adopté une motion unanime qui engage le gouvernement à déployer le programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal, d’ici la fin de son mandat, soit en octobre 2026;
CONSIDÉRANT QUE des milliers de personnes ont demandé le déploiement de ce programme à travers les activités de la Société canadienne du cancer;
Nous, signataires, demandons au gouvernement du Québec :
de s’assurer que le réseau dispose des ressources technologiques, humaines et financières pour soutenir un programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal;
d’annoncer le déploiement du programme de dépistage organisé pour le cancer colorectal qui inviterait les personnes âgées de 50 à 74 ans, aux deux ans, à passer un test RSOSi, le plus rapidement possible.
SOURCE : Emmanuel Renaud
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois