nouvelles  |  30 Août 2026

Le Parti Québécois s’engage à renverser le déclin du français

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Québec, 30 août 2026 – Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, présente les engagements de sa formation politique pour renverser durablement le déclin du français causé par l’inaction et les demi-mesures du tandem Legault-Fréchette.

Il faut dire les choses comme elles sont, nous sommes devant le pire déclin du français des cinquante dernières années : « On se rappelle tous que la CAQ a promis, la main sur le cœur, de protéger la langue française. Pourtant, encore une fois, elle a fait tout le contraire de ce qu’elle a dit. Le Commissaire à la langue française — une instance créée par la CAQ elle-même —  a été clair :  la loi 96 de la CAQ est insuffisante pour enrayer le déclin du français. Dans son dernier rapport, il préconise même l’adoption d’une “politique linguistique de deuxième génération”. Il appelle la CAQ et les autres partis politiques à faire preuve de plus d’ambition. La langue française, c’est ce que nous avons de plus précieux. Le Parti Québécois possède cette ambition nécessaire pour notre langue nationale. Parce que la situation actuelle l’exige », lance Paul St-Pierre Plamondon.

EN BREF :

Un gouvernement du Parti Québécois va renverser le déclin du français une bonne fois pour toutes en mettant en œuvre les mesures suivantes :

  • Étendre la loi 101 au CÉGEP et aux enfants des immigrants temporaires établis sur le territoire québécois depuis plus de douze mois ;

  • Rehausser les critères de français pour l’obtention ou le renouvellement d’un permis de travail, en fonction du type d’emploi occupé, avec exception au secteur agricole;

  • Réaliser une enquête sur la langue de socialisation des jeunes dans les écoles de Montréal et de Laval, afin d’avoir un portrait clair des dynamiques linguistiques et des rapports interculturels dans les écoles ;

  • Lancer un vaste chantier pour améliorer la littératie et lutter contre l’analphabétisme ;

  • Rehausser les critères de réussite, en orthographe, grammaire, syntaxe et vocabulaire, aux examens de secondaire 5, et accorder une pondération de 10% de la note à la qualité du français dans tous les travaux évalués, quelle que soit la matière.

Sous la gouverne de la CAQ et de Christine Fréchette, tous les indicateurs en matière de langue française ont reculé. En effet, qu’il s’agisse de la langue parlée à la maison, de la langue maternelle, du français comme langue au travail, langue de consommation culturelle ou de  l’utilisation du français dans les commerces, le constat est sans appel : le français perd du terrain.

« À Montréal, la situation est tout simplement catastrophique. Désormais, moins d’un Montréalais sur deux parle le français à la maison. On parle de seulement 44%. La CAQ a aussi perdu le contrôle de l’immigration à tel point qu’on est désormais incapable de franciser. Seulement 53 % des allophones font le choix du français plutôt que de l’anglais. Pour que le français cesse de décliner, il faudrait que ce chiffre soit de 90%. Le résultat des politiques migratoires de la CAQ est alarmant: seulement 65% des allophones sont en mesure de converser en français. Le constat est donc limpide, à tous les niveaux. Nous aurons de nouvelles données dans les prochains mois lorsque Statistique Canada dévoilera le résultat de son recensement de 2026. Mais je peux déjà vous prédire que le français aura encore malheureusement reculé », ajoute le chef du Parti Québécois.

« Nous sommes face à une véritable urgence linguistique et nous ne pouvons plus faire confiance à la CAQ, ni à Christine Fréchette, pour redresser la situation. La preuve ? Le “plan” pour le français  annoncé hier a fait l’objet d’un simple communiqué, comme si la CAQ était gênée d’aborder le sujet du français. Et elle a raison de l’être : dès la première phrase, la CAQ admet que le français  décline depuis plusieurs années. C’est un aveu d’échec de leur propre gouvernement. Seul le Parti Québécois a le courage de proposer des mesures fortes pour sauver notre langue nationale », déclare Paul St-Pierre Plamondon.

Le chef du Parti Québécois tient toutefois à mettre en garde les Québécois : «  Nous vous présentons aujourd’hui des mesures ambitieuses. Jamais un gouvernement n’est allé aussi loin pour renverser le déclin du français. Mais je me dois d’être franc : avec cette annonce aujourd’hui, nous atteignons la limite de ce que nous pouvons accomplir en tant que province. L’ultime outil qu’il nous manque, et sans doute le plus déterminant, c’est de faire du Québec un pays », conclut Paul St-Pierre Plamondon.

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Emmanuel Renaud
Parti Québécois