Le chef du Parti Québécois s’engage à s’attaquer de front à la crise de la santé mentale chez les jeunes, s’il forme le gouvernement
Québec, 16 août 2026 – Interpellé par l’enquête de Tel-Jeunes sur l’augmentation de la détresse psychologique chez les jeunes québécois, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, affirme qu’il faudra se pencher collectivement sur les raisons de cette augmentation aussi fulgurante des problèmes de santé mentale chez les jeunes. C’est l’avenir de notre société qui est en cause. Il est de notre devoir d’aller au fond du problème. Il s’engage à s’attaquer de front à la crise de santé mentale chez les jeunes, s’il forme le gouvernement.
Voici le texte publié ce matin :
« IL EST TEMPS DE PRENDRE AU SÉRIEUX LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE
DE NOS JEUNES » – Paul St-Pierre Plamondon
« Même en période de précampagne, l’actualité est tellement intense qu’on passe parfois à côté de l’essentiel. C’est pourquoi je veux revenir sur une nouvelle qui, à mon sens, n’a pas reçu toute l’attention nécessaire dans le débat public ces derniers jours.
J’ai été particulièrement interpellé par une enquête réalisée par Tel-Jeunes, l’organisme qui vient en aide à des mineurs vivant de la détresse psychologique. En seulement une année, Tel-Jeunes a reçu 10 000 appels de plus que l’année précédente, pour un total de 60 000 jeunes et parents épaulés à travers des épreuves difficiles. Cette augmentation de près de 40 % du nombre d’appels en tout juste quatre ans témoigne de l’ampleur de la détresse psychologique chez les mineurs. Ce qui est tout aussi préoccupant, c’est le silence: 84% des jeunes n’osent pas demander d’aide, ayant peur du jugement des autres, d’inquiéter ou de déranger leurs proches. De plus, selon l’ISQ, la proportion de jeunes ayant une bonne santé mentale a chuté de 10 points en six ans.
Il va falloir se pencher collectivement sur les raisons de cette augmentation aussi fulgurante des problèmes de santé mentale chez nos jeunes. Je veux le souligner, c’est l’avenir de notre société qui est en cause. Tant sur le plan du système de santé, que sur le plan de notre qualité de vie, de notre vivre-ensemble ou de la qualité des milieux de travail, nous devons agir de manière concertée pour comprendre cette hausse et transformer notre approche de la santé mentale. Si on ne se penche pas sérieusement sur les causes profondes de cette détresse chez les jeunes et que nous choisissons la médication comme seule réponse, nous fonçons droit dans le mur. D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes: au Québec, nos jeunes sont deux fois plus médicamentés pour le TDAH que la moyenne canadienne, et cette tendance progresse. Même constat pour les antidépresseurs: leur usage chez les adolescents est cinq fois plus élevé qu’il y a 20 ans.
Vous le savez, j’ai moi-même trois enfants en bas âge. Ils n’ont pas encore l’âge des jeunes sondés par Tel-Jeunes, mais ils y arrivent tranquillement. À la lecture de ces données, je partage la même inquiétude que ressentent des milliers de parents au Québec. C’est d’ailleurs le parcours scolaire de ma fille qui m’avait alerté sur l’omniprésence des écrans dans les salles de classe.
Vous vous souviendrez que je suis intervenu à plusieurs reprises ces dernières années sur les enjeux liés au temps d’écran chez les jeunes et l’impact sur leur santé mentale. Lorsque j’ai proposé pour la première fois, en 2023, une majorité numérique pour les jeunes, la CAQ a préféré en rire. Même réaction de leur part lorsque le Parti Québécois a suggéré de retirer les téléphones des écoles. Après quelques mois, ils se sont ravisés sur la question des téléphones. À la lumière des données sur la santé mentale dont je viens de vous faire part, je demeure convaincu qu’il faut en faire beaucoup plus pour redonner à nos enfants leur enfance, car les mesures demeurent insuffisantes.
Comme nous l’avons fait lorsque nous avons soulevé la problématique du temps d’écran, je nous exhorte d’avoir le courage de nous attaquer à ce phénomène qui s’aggrave chaque année. Il est de notre devoir d’aller au fond du problème, plutôt que de simplement colmater avec des solutions temporaires ou de “patcher” avec des millions ici et là.
Au courant de la prochaine campagne, je m’engage à faire des propositions sur ce sujet. Quelques constats s’imposent déjà: le premier étant qu’il faut cesser collectivement de bourrer nos enfants et nos ados de pilules à la moindre occasion, au moindre débordement d’énergie. La surprescription ne peut être une solution, au contraire : elle accentue le problème. Nous agirons également pour contrer l’omniprésence des écrans, comme nous nous y sommes engagés. Je vous présenterai aussi des mesures concrètes pour favoriser les activités sportives chez les jeunes qui constituent un rempart contre la détresse et un bienfait sur la santé en général.
Mais, en ce dimanche, au-delà de partager mes réflexions, je nous invite surtout, dès aujourd’hui, à rappeler à nos jeunes qu’il est normal de traverser des moments difficiles, et qu’il n’y a aucune honte à demander de l’aide », a publié le chef péquiste.
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SOURCE :
Emmanuel Renaud
Attaché de presse
ernaud@pq.org