Vente de vins, cidres et spiritueux québécois: le Parti Québécois veut libéraliser un système qui date de la prohibition
Montréal, le 13 août 2026 – Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s’engage à alléger et à simplifier massivement les règles qui s’appliquent à la production de boissons et de spiritueux au Québec.. Un gouvernement du Parti Québécois réduira le fardeau administratif et bureaucratique de nos entrepreneurs dans le secteur de l’alcool québécois afin de permettre à nos producteurs artisanaux de vins, de cidres et de spiritueux un accès plus direct aux consommateurs québécois. Il réduira ainsi la trop grande portée du monopole de la SAQ, qui soumet les producteurs locaux aux stratégies commerciales de la société d’État et qui restreint l’accès à la diversité des produits d’ici dans les autres commerces.
EN BREF
Un gouvernement du Parti Québécois s’engage à:
- Alléger la réglementation afin de permettre aux producteurs artisanaux de se rassembler pour distribuer plus facilement, efficacement et à moindre coût leurs produits;
- Cesser de faire payer des redevances à la SAQ chaque fois qu’un produit est vendu sans l’intermédiaire de la SAQ, ce qui peut représenter 50% du coût d’une bouteille;
- Rassembler en un seul permis différentes autorisations de production actuelles, considérant que les méthodes de fabrication et les règles sanitaires sont les mêmes;
- Permettre aux producteurs artisanaux et aux micro-distilleries d’utiliser plus d’ingrédients locaux qui ne proviennent pas de leur production directe dans la confection de leurs produits;
- Moderniser les lois désuètes afin de permettre l’ouverture de commerces spécialisés en vente d’alcools locaux et/ou en produits d’importation privée dans le but de faciliter la distribution de nos produits chez des détaillants hors SAQ.
Paul St-Pierre Plamondon annonce qu’un gouvernement du Parti Québécois permettra aux producteurs artisanaux de distribuer et vendre directement leurs produits aux consommateurs du Québec, sans passer par la SAQ, comme le font les microbrasseries.
« Il est temps de donner enfin aux vignerons, producteurs de cidres et de micro-distilleries un accès direct au marché québécois. On s’engage donc à libéraliser un système qui date de l’époque de la prohibition, qui nuit à la création de richesse, à l’entrepreneuriat et à nos propres producteurs. L’État doit se tasser du chemin de nos entrepreneurs. »
Le secteur des alcools artisanaux tout comme les habitudes de consommation des Québécois sont arrivés à un point de maturité, soutient le chef du Parti Québécois.
« L’objectif n’est pas de ‘’boire plus’’, mais de “boire mieux”, en valorisant le terroir québécois; c’est le choix d’une consommation locale et responsable. Comme on l’a vu avec les microbrasseries, la consommation de bière n’a pas augmenté en chiffres absolus au Québec, mais les Québécois consomment plus de produits locaux, de meilleure qualité et qui font la fierté dans leur région. On veut reproduire pour nos vergers, nos vignerons et nos distilleries artisanales, le même succès qu’ont les microbrasseries au Québec depuis 25 ans. »
De façon plus détaillée, les mesures annoncées par le Parti Québécois visent à corriger les sept désuétudes et problèmes suivants::
- La majoration de la SAQ sur les produits vendus sur les lieux de fabrication ou directement par les producteurs, et qui peut représenter 50% du prix de vente au détail.
- La complexité d’un cadre légal qui interdit aux producteurs de vendre ou faire livrer leurs produits par des tiers et qui limite la croissance de leurs entreprises, contrairement aux microbrasseurs qui ont des entreprises mutualisées de distribution et courtiers alimentaires.
- Le cloisonnement des permis de production qui encadre chaque type de production selon les matières premières utilisées, en plus du degré d’alcool, qui limite la créativité des producteurs.
- Une définition trop étroite de production artisanale qui limite les matières premières aux seules matières produites sur la propriété du producteur et qui empêche les producteurs de recourir à d’autres intrants locaux de qualité pour accroître la production et stabiliser les produits d’une année à l’autre.
- Un cadre réglementaire hérité de la prohibition qui ne correspond plus du tout aux habitudes de consommation et au rapport actuel des Québécois à l’alcool.
- La trop grande portée du monopole de la SAQ, même sur les produits québécois, qui soumet les producteurs locaux aux stratégies commerciales de la société d’État et qui restreint l’accès à la diversité des produits d’ici dans les autres commerces.
- Les lois trop strictes concernant la vente au détail d’alcool (au moins 51% de la surface d’un détaillant, épicerie ou dépanneur, doit concerner d’autres produits que l’alcool) qui empêchent la création de commerces spécialisés en vente d’alcools locaux et/ou d’importation privée (« caviste »).
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Source:
Emmanuel Renaud
Attaché de presse
erenaud@pq.org