Crédits budgétaires du ministère des Finances : le Parti Québécois demande l’abolition des intérêts sur les prêts de l’Aide financière aux études

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Québec, le 2 mai 2023 – Le chef du Parti Québécois et député de Camille-Laurin, Paul Saint-Pierre Plamondon, et le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, demandent au gouvernement d’éliminer de façon permanente les intérêts sur les prêts accordés par l’Aide financière aux études (AFE). À l’occasion de l’étude des crédits budgétaires, volet finances, Paul St-Pierre Plamondon a demandé au ministre Girard de s’engager à un retour du gel, ce qu’il a refusé de faire. Chaque année, ce sont plus de 100 000 étudiants dont les ressources financières sont insuffisantes qui bénéficient de l’aide financière aux études.

EN BREF

  • Après deux ans de gel effectif des intérêts sur les prêts étudiants au Québec, le taux d’intérêt des prêts de l’Aide financière aux études a été porté d’un seul coup à 7,2 % le 31 mars dernier, alors qu’il était à 3,2% auparavant.
  • Lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère des Finances, le chef péquiste a demandé au ministre Girard de s’engager à rétablir le gel, ce qu’il a refusé de faire.
  • Cette nouvelle a été accueillie avec inquiétude par les jeunes, le plus souvent issus de milieux modestes ou éloignés des grands centres, au nombre de 380 000 qui ont une dette de l’AFE et qui sont durement touchés par la hausse du coût de la vie.
  • Le Parti Québécois appelle le gouvernement à abolir les intérêts sur les prêts de l’AFE et s’interroge sur l’issue des négociations qui ont eu lieu entre la ministre de l’Enseignement supérieur et son homologue fédérale à ce sujet l’automne dernier.
  • Il rappelle également avoir déposé un projet de loi en 2021 pour que l’État québécois devienne créancier, à la place des banques, de l’AFE et puisse lui-même fixer ses propres taux d’intérêt nuls.

Les étudiants et les jeunes diplômés sont parmi les couches de la population les plus touchées par la hausse du coût de la vie. L’objectif de l’aide financière aux études est de permettre à tous les étudiants du Québec d’accéder aux études supérieures, peu importe leur origine ou leur statut social. Cette mission pourrait être compromise si le gouvernement ne s’engage pas à remédier à la hausse soudaine des taux d’intérêt après deux ans de gel effectif en raison de la pandémie de COVID-19. « 380 000 Québécoises et Québécois ont présentement une dette à rembourser auprès de l’aide financière aux études. Après deux ans de gel, les hausses consécutives du taux directeur de la Banque du Canada ont porté d’un seul coup le taux d’intérêt des prêts étudiants à 7,2 % le 31 mars dernier. C’est pourquoi il faut immédiatement venir en aide aux nouveaux diplômés qui ont bénéficié de l’aide financière aux études, souvent vulnérables sur le plan économique », a déclaré Paul St-Pierre Plamondon.

Le Parti Québécois appelle donc le gouvernement à poser un geste fort et définitif pour donner un coup de pouce aux Québécois qui en arrachent déjà avec le coût de la vie. Afin de garantir l’accès universel aux études supérieures, il faut avant toute chose alléger le fardeau financier des étudiants provenant de milieux modestes ou éloignés des grands centres urbains en abolissant les intérêts sur les prêts étudiants. « La situation économique actuelle fait en sorte que les jeunes ont de plus en plus de difficulté à joindre les deux bouts. Pris entre la difficulté d’accéder à la propriété et l’inflation galopante dans tous les secteurs, les jeunes sont très préoccupés par l’augmentation soudaine du taux d’intérêt des prêts et bourses qui nuit à la réalisation de leurs projets d’avenir », a poursuivi le député de Camille-Laurin.

Le Parti Québécois s’interroge également sur l’issue des négociations qui ont eu lieu l’automne dernier entre la ministre de l’Enseignement supérieur et son homologue fédérale au sujet de l’abolition des intérêts sur les prêts étudiants par Ottawa. « Il semble que l’approche de la CAQ en matière de relation avec le Canada n’a pas permis de conclure d’entente ni de rapatrier les fonds prévus par le gouvernement fédéral suivant l’abolition des intérêts sur les prêts étudiants. Le Québec est ainsi privé de sommes importantes qui iraient directement aux jeunes diplômés de nos cégeps et universités », a conclu le chef péquiste.

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SOURCE:

Emmanuel Renaud

Attaché de presse

Aile parlementaire du Parti Québécois

(418) 720-5717

Emmanuel.renaud@assnat.qc.ca        

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