Souveraineté environnementale – Le débat entre enfin à l’Assemblée nationale!

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Québec, le 5 avril 2022 – Le député de Jonquière et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, se réjouit du fait qu’on discutera dès aujourd’hui à l’Assemblée nationale de la primauté de la compétence du Québec sur le plan environnemental, le projet de loi no 391, qui affirme ce principe, ayant enfin été appelé pour étude.

EN BREF

  • Le projet de loi no 391, Loi modifiant la Loi sur la qualité de l’environnement afin d’affirmer la primauté de la compétence du Québec en cette matière, est l’un des deux seuls projets de loi de l’opposition à avoir été appelés depuis 2018.
  • Il prévoit que d’un point de vue environnemental, le Québec doit être le seul à décider des projets appelés à voir le jour sur son territoire.
  • Sur le plan de la lutte contre les changements climatiques, le Canada est un cancre; le Québec doit s’affranchir de ce statut peu enviable et se faire entendre!
    « Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, sonne l’alarme dans son plus récent rapport : nous avons très peu de temps pour éviter la catastrophe, et les prochaines années seront cruciales. Le Québec doit donc disposer de tous ses leviers pour mettre en place les solutions qui l’aideront à lutter efficacement contre les changements climatiques. C’est dans cette perspective que j’ai déposé, en 2019, le projet de loi no 391; il affirme qu’en matière d’environnement, le Québec doit être le seul à décider de ce qui se passe sur son territoire. Or, le fait qu’il soit appelé, même s’il vient de l’opposition, démontre – on le souhaite! – qu’il y a une volonté partagée d’agir en ce sens, afin d’assurer un avenir viable aux générations futures », a analysé le député de Jonquière.

En effet, le projet de loi prévoit que l’État du Québec pourra pleinement exercer les pouvoirs liés à sa compétence environnementale sur son territoire. Autrement dit, en ce domaine, nos lois auront une légitimité et une importance accrues. Par ailleurs, suivant cette logique, le gouvernement pourra désigner une initiative (ou une activité, ou une entreprise), notamment des secteurs du transport, des ressources naturelles ou de l’environnement, pour laquelle le Québec aura compétence exclusive en matière d’environnement. Ainsi, on empêcherait Ottawa de poursuivre l’analyse d’un projet déjà rejeté par Québec, comme ce fut le cas pour GNL Québec.

« Le Québec ne peut plus se permettre de se faire dire quoi faire par un État pétrolier comme le Canada, qui va à contre-courant de la transition écologique mondiale en augmentant la production d’hydrocarbures sur son territoire. Nous méritons mieux! Le Québec a le potentiel de devenir un chef de file mondial en matière de transition énergétique, de protection de l’environnement et de lutte contre les changements climatiques. Nous devons prendre toute la place qui nous revient sur la scène internationale, et cela commence par l’affirmation de nos droits, avec force et courage », a ajouté Sylvain Gaudreault.

Bien sûr, « seul le statut de pays indépendant permettrait au Québec d’aller au bout de ses ambitions climatiques et de devenir le premier pays vert à adhérer à l’ONU. À mes yeux, l’adoption éventuelle du projet de loi no 391 s’inscrit dans cette démarche vers la pleine liberté de l’État québécois », a conclu le député du Parti Québécois.

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SOURCE :

Anne-Sophie Desprez

Directrice adjointe des communications

Aile parlementaire du Parti Québécois

418 271-0485

Anne-Sophie.Desprez@assnat.qc.ca

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