Le Parti Québécois et la FROHME souhaitent des actions urgentes pour prévenir la privatisation d’autres logements sociaux

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Québec, le 24 mars 2022 – Ce matin à l’Assemblée nationale, des représentants de la Fédération des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME) ainsi que la députée de Gaspé et porte‑parole du Parti Québécois en matière d’habitation, Méganne Perry Mélançon, ont tenu un point de presse dans l’espoir de faire bouger le gouvernement; car si rien n’est fait, et rapidement, de nombreux immeubles voués au logement social risquent de passer bientôt aux mains d’intérêts privés. « Il faut que soit décrété un moratoire », a résumé la députée.

EN BREF

  • Dans toutes les régions, des centaines de logements sociaux risquent de passer au privé, mais il existe une solution : imposer un moratoire sur la vente des immeubles les abritant.
  • La ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, doit cependant agir de toute urgence, car la situation est déjà grave et risque de se détériorer rapidement.
  • Le gouvernement de la CAQ doit tenir compte de la vulnérabilité des clientèles et reconnaître l’importance du logement social au Québec.

En effet, la convention de plusieurs immeubles appartenant à des OSBL d’habitation et abritant des logements sociaux arrive à échéance, et ce, dans toutes les régions du Québec. En conséquence, des centaines d’entre eux pourraient bientôt se retrouver sur le marché, susceptibles de passer aux mains du privé; c’est même déjà une réalité pour certains.

La semaine dernière, Méganne Perry Mélançon a réclamé l’imposition d’un moratoire sur la vente de ces immeubles, le temps de revoir le cadre légal qui les régit. « Alors que le Québec manque déjà cruellement de logements sociaux, on risque d’en voir disparaître des centaines, voire des milliers au cours des prochaines années simplement parce qu’on n’aura pas agi assez vite; il est temps que la ministre de l’Habitation se réveille! », a-t-elle déclaré, soulignant que les locataires dont il est question sont majoritairement des femmes âgées, dont les revenus, en moyenne, se trouvent sous la barre des 25 000 $ par année. Plusieurs, donc, ne pourraient assumer une augmentation de leur loyer, quelle qu’elle soit.

« Au Québec, on compte 14 000 unités de logement qui ne sont plus sous convention ou ne seront bientôt plus financées par la SCHL. C’est un actif collectif d’une valeur inestimable pour les régions et communautés qui offrent toujours, maintenant sans financement public, des logements sans but lucratif et abordables. Ces immeubles ont également une valeur foncière de 1,4 G$ qui pourrait être utilisée comme levier par les communautés pour construire d’autres immeubles de logements abordables et sans but lucratif. Si le gouvernement veut exercer sa compétence en habitation, il doit prendre action pour protéger ce parc de logements de la spéculation immobilière. En ce moment, les organismes reçoivent des offres par la poste et, malheureusement, ce ne sont pas tous les administrateurs qui sont conscients de la valeur et des impacts de ces logements sur le plan social », a de son côté fait valoir Martin Bécotte, directeur de la FROHME.

« La vision caquiste du marché de l’habitation est décidément très loin de la réalité. Le budget déposé plus tôt cette semaine en témoigne; il ne consacre aucune somme au programme AccèsLogis pour les cinq années à venir! Partout au Québec, on manque de logements sociaux. Or, la CAQ doit non seulement admettre la nécessité d’en construire davantage, il faut aussi qu’elle protège ceux qu’on a! Comme les OSBL d’habitation, je suis on ne peut plus inquiète », a conclu la porte-parole du Parti Québécois.

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SOURCE :

Anne-Sophie Desprez

Directrice adjointe des communications

Aile parlementaire du Parti Québécois

418 271-0485 – Anne-Sophie.Desprez@assnat.qc.ca

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