Le Parti Québécois veut dépolitiser la planification et la priorisation des projets en transport

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Montréal, le 31 mai 2021 – Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, ainsi que le député des Îles‑de‑la‑Madeleine et porte‑parole en matière de transports, Joël Arseneau, souhaitent mettre en lumière une évidence, et s’y attaquer : au Québec, depuis plusieurs décennies, la corruption et l’ingérence politiques sont incrustées dans nos décisions en matière de transports. Or, pour que ça cesse, il faut agir résolument afin de rendre impossible cette ingérence, et donner plus de place à l’expertise que nous possédons. Pour ce faire, il est nécessaire de dépolitiser le ministère des Transports (MTQ) en lui adjoignant une agence responsable, entre autres, de la planification et de la hiérarchisation des projets routiers. Un projet de loi en ce sens, inspiré de celui (no 68) déposé par le gouvernement du Parti Québécois en 2013, sera déposé cette semaine.

EN BREF

Depuis trop longtemps, au Québec, les projets de transport font l’objet d’une surenchère électoraliste et partisane, et d’une ingérence indue; il faut que ça change.
Ceci est d’autant plus important qu’on apprenait en février dernier que les commandes politiques avaient toujours cours au MTQ, selon l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec.
Le Parti Québécois propose, comme il l’a fait en 2013, d’adjoindre au MTQ une agence qui serait responsable de prioriser de façon indépendante les projets en transport en tenant compte des réalités régionales.
Le ministère, lui, conserverait les mandats d’élaborer une vision globale pour l’avenir des transports au Québec, de proposer des lois et règlements en cette matière, et d’attribuer les budgets.

Rappelons d’abord qu’en 2013, Sylvain Gaudreault, alors ministre des Transports du gouvernement de Pauline Marois, avait proposé de créer une agence des transports, et ce, dans le but de dépolitiser les investissements dans les infrastructures routières. « Ne manquons pas le bateau une seconde fois : il est temps que l’élaboration, la planification et l’entretien des infrastructures soient faits dans l’intérêt des Québécois, et non dans celui, purement partisan, du parti politique souhaitant obtenir ou conserver le pouvoir », a mentionné d’entrée de jeu Paul St-Pierre Plamondon, le chef du Parti Québécois.

Cette nouvelle agence travaillera de pair avec le MTQ et sera sous sa responsabilité. Ses employés ne seront pas assujettis à la Loi sur la fonction publique, pour garantir à l’agence plus de marge de manœuvre, notamment en ce qui a trait aux conditions de travail. Elle deviendra la seule instance responsable de planifier les projets, en les classant par ordre de priorité et en tenant compte des enjeux de mobilité propres à chaque région. Elle verra également au maintien des infrastructures et aux expropriations, lorsque nécessaire. Enfin, l’agence devra développer une expertise en matière d’études, de planification, de conception et de réalisation des projets d’infrastructures routières. Le MTQ, quant à lui, outre son rôle en lien avec la législation, conservera le mandat de répartir les budgets (par exemple entre les projets collectifs et les projets routiers) et continuera d’élaborer une vision globale des transports au Québec.

« Depuis trop longtemps au Québec, la planification et la réalisation des projets d’infrastructures de transport font l’objet d’une enchère politique. Le seul exemple – et il y en aurait nombre d’autres! – du troisième lien est on ne peut plus éloquent : la CAQ a fait le pari que les oppositions ne feront pas élire de députés à Québec et à Lévis à cause de leur opposition au projet; elle l’a même clairement dit. Et c’est sans compter que nous ne disposons encore d’aucune étude attestant de l’opportunité d’un tel tunnel! Avec une agence indépendante, comme nous l’avions proposé en 2013, on éviterait ce genre de situation. Il est grand temps de changer de culture et d’assurer une plus grande transparence; la confiance de la population est en jeu », a ajouté Paul St-Pierre Plamondon.

Quant aux grands projets de transport collectif, ils demeureront pour la plupart pilotés par d’autres entités, comme la STM, la Ville de Québec ou l’ARTM, mais leur réalisation en sera néanmoins facilitée grâce aux pouvoirs d’expropriation de l’agence. « Prenons l’exemple de la ligne bleue : la STM dit que les travaux traînent en longueur justement en raison du « rôle ambigu du MTQ », car celui‑ci « agit à la fois comme ministère responsable et comme sous-traitant du maître d’œuvre [la STM] pour l’acquisition des terrains ». Autrement dit, il y a un manque flagrant d’indépendance! », a affirmé en outre le chef du Parti Québécois.

« L’objectif ultime, celui qui chapeaute tous les autres, c’est de protéger l’indépendance des ingénieurs de l’État. On le sait, ils l’ont dit en février dernier : ils sont, encore et toujours, sous l’influence de commandes politiques. Je souhaite que le gouvernement appelle rapidement l’étude du projet de loi que nous déposerons cette semaine en ce sens », a pour sa part conclu Joël Arseneau.

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SOURCE :

Lucas Medernach

Directeur des communications

Parti Québécois

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