Paul Saint-Pierre Plamondon dénonce le nouveau report de la modernisation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Montréal, le 3 avril 2025 – Le chef du Parti Québécois et député de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon était sur place aujourd’hui pour constater l’état des lieux et rencontrer les intervenants de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Il déplore qu’après plus d’une décennie de promesses et d’engagements répétés, la modernisation tant attendue de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont stagne à l’étape de planification du Plan québécois des infrastructures (PQI). Effectivement, le dépôt du PQI confirme ce que redoutaient les citoyens de l’est de Montréal, le personnel soignant et les élus de l’opposition : la CAQ renie une fois de plus sa parole en reportant à une date indéterminée ce projet essentiel.
EN BREF
- La modernisation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, promise et annoncée à plusieurs reprises, est une fois de plus reportée sans échéancier clair.
- L’état de l’hôpital se détériore dangereusement : infrastructures vétustes, équipements défectueux et conditions de soins indignes.
- Malgré une préparation avancée du projet, le gouvernement refuse d’aller de l’avant, laissant patients et personnel soignant dans l’incertitude.
« Voici un autre exemple de dossier sur lequel on ne peut pas se fier sur la CAQ. Ce gouvernement dit une chose et fait son contraire. Cette décision de ne pas aller de l’avant avec le projet est une décision politique. Il abandonne carrément les citoyens de l’est de Montréal en les traitant comme de citoyens de deuxième zone qui n’ont pas le droit à des installations de santé adéquate. C’est déplorable », dénonce le chef du Parti Québécois.
Alors qu’en juin 2024 les plans et devis étaient prêts et que la Société québécoise des infrastructures attendait l’aval de Québec, on apprend que le ministre n’a plus d’échéancier pour les travaux. Pire encore, le ministre de la Santé refuse de s’engager en qualifiant ces engagements antérieurs de « précipités ». « Les gens sur le terrain nous l’ont confirmé aujourd’hui : tout le monde est prêt à lancer ce chantier. Sauf la CAQ qui recule sur son engagement », dénonce l’élu montréalais. « À l’approche du Sommet de l’est, je mets le gouvernement au défi: s’il a à cœur les gens de l’est, qu’il corrige le tir à cette occasion et annonce qu’il va respecter l’engagement initial. La situation est trop urgente. »
Pendant ce temps, l’hôpital continue de se détériorer. L’état des infrastructures est alarmant : un système de climatisation de fortune branché aux fenêtres, des ascenseurs condamnés laissant parfois le personnel coincé entre deux étages, des trous béants dans les murs. Aux soins intensifs, des lits restent désespérément vides, faute d’infirmières. Dans l’unité des naissances, jusqu’à 12 personnes partagent une même chambre, sans même avoir accès à une douche privative. Dans ces conditions, attirer et retenir le personnel devient une mission quasi impossible.
Le chef du Parti Québécois ajoute que ce report est typique de la CAQ et de son inexcusable abandon de l’est de Montréal: « Leur bilan pour l’est après huit ans, c’est rien: le report du projet de l’hôpital n’est pas sans rappeler leur projet signature, le REM de l’est, qui n’a pas bougé depuis huit ans. Sur ces dossiers, je déplore à nouveau le silence abrutissant des députés caquistes de l’est qui contribuent au cynisme. Le Parti Québécois s’engage à non seulement rétablir l’injustice historique en termes de sous-investissements pour l’est de Montréal, mais aussi à lancer les travaux dès le lendemain des élections s’il prend le pouvoir, et ce, peu importe le degré d’avancement des travaux ailleurs au Québec », a conclu le chef du Parti Québécois.
« Les personnes techniciennes et professionnelles qui travaillent ici à HMR sont tannées des promesses brisées. Nous travaillons dans un hôpital désuet. L’offre des soins pour la population dans l’est de la ville de Montréal est déjà moindre. Il y a déjà un enjeu de maintien et d’attraction de la main-d’œuvre. On investit sans cesse dans Santé Québec. Pouvons-nous investir dans tout ce qui peut réellement avoir un impact positif sur la santé des usagers? »
- Sonia Bureau, vice-présidente du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS) du SCFP
« Avec l’espace restreint des laboratoires, il est maintenant impossible d’intégrer de nouveaux équipements nécessaires dû à l’augmentation de la volumétrie des analyses. Cela nuit également au développement de nouvelles technologies. »
- Nathalie Chalifoux, représentante nationale, APTS
« Le véritable scandale de ce nouveau report, c’est que nous aurions déjà dû avoir achevé 50 % des travaux. Au lieu de cela, nous allons continuer à dépenser des millions pour maintenir en état un bâtiment qui se meurt depuis 15 ans. C’est illogique »
- Éric Clermont, président au sein du comité exécutif du STTCEMTL, CSN
« Le report du début de la construction du nouvel hôpital Maisonneuve-Rosemont par le gouvernement caquiste est une décision irresponsable qui pénalise à la fois la population de l’Est de Montréal et les professionnelles en soins qui y travaillent. La vétusté de cet hôpital est bien documentée depuis des années. Les installations actuelles sont dépassées, inadéquates et nuisent directement à la qualité des soins. »
- Denis Cloutier, président du comité exécutif de l’Est-de-l’Île-de-Montréal, FIQ
« L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont n’est pas seulement un pilier pour l’Est de Montréal : il est un centre d’expertise reconnu à l’échelle du Québec. Reporter sa reconstruction met directement en jeu la sécurité et la dignité des patients qui comptent sur ses soins spécialisés. Nos usagers méritent des soins dans un environnement sécuritaire et moderne. Le dossier est prêt. Il ne manque que le courage d’investir dans la santé publique. »
- Patrick Cothenet, président du Comité des Usagers de HMR
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SOURCE : Emmanuel Renaud
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois