nouvelles  |  21 Août 2026

Le Parti Québécois abolira Santé Québec afin de réinvestir l’argent dans des soins directs à la population

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Montréal, 21 août 2026 – Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, était aujourd’hui devant l’hôpital Maisonneuve-Rosemont pour présenter le premier volet du plan santé du Parti Québécois : abolir Santé Québec afin de réinvestir les sommes économisées dans des soins directs à la population, comme le renforcement de la première ligne via les CLSC et la diminution de la liste d’attente en chirurgie. Dans un souci de recentrer l’État sur ses missions essentielles, il s’engage à décentraliser la gestion du réseau et à couper dans le gaspillage. 

Les Québécois se souviennent des promesses brisées de la CAQ en matière de santé, comme le 90 minutes à l’urgence et un médecin de famille pour tous. Comble de l’ironie, la CAQ nous disait aussi que le principal problème dans le réseau de la santé était qu’il y avait trop de bureaucratie. Le ministre de la Santé Christian Dubé nous avait même promis que Santé Québec ne serait pas une grosse structure, il disait et je le cite:  «J’ai été très clair. Je veux une petite équipe agile, qui est capable de se revirer rapidement.» Malheureusement, deux ans plus tard, force est de constater que Santé Québec a échoué à répondre aux attentes.  

Nous sommes devant un monstre bureaucratique; un État dans l’État. Nous allons reprendre le contrôle sur cette structure qui ne rend de comptes à personne, qui fait ce qu’elle veut et dépense sans se soucier de l’argent des contribuables. On est vraiment loin de la petite équipe agile qui travaillerait sur l’essentiel, soit de permettre une meilleure prise en charge et des soins plus efficaces à la population, comme on nous l’avait promis », dénonce le chef du Parti Québécois.

EN BREF

  • Un gouvernement du Parti Québécois veut recentrer l’État sur ses missions fondamentales dont celle de soigner la population;
  • Un gouvernement du Parti Québécois abolira Santé Québec afin de réduire notamment la bureaucratie,  décentraliser la gestion du réseau et ramener les prises de décisions au niveau local. Cette abolition permettra d’économiser un minimum de 40 millions de dollars; 
  • Les sommes économisées seront réinvesties directement dans les soins, notamment pour renforcer la première ligne via les CLSC, améliorer l’accès aux soins et réduire les listes d’attente en chirurgie.

Santé Québec compte aujourd’hui près de 1 300 employés. Ce nombre a augmenté de 70% depuis sa création il y a moins de deux ans. Le gouvernement de la CAQ a vraisemblablement perdu le contrôle du second mammouth qu’il a lui-même créé, éloignant du même fait le processus décisionnel des acteurs du terrain. « La situation actuelle est intenable : en sus de l’augmentation fulgurante du nombre d’employés, les responsabilités sont floues et se dédoublent avec le ministère. La gouvernance s’est compliquée et les établissements ont perdu beaucoup de pouvoirs et d’autonomie.  La centralisation excessive depuis la création de Santé Québec a engendré l’éloignement de la prise de décision du terrain et donc une uniformisation des pratiques parfois déconnectées aux réalités cliniques, déconnectée aussi des besoins pour les services sociaux et inadaptés aux réalités régionales », explique Paul St-Pierre Plamondon.

« La totalité des sommes épargnées par ce dégraissage seront réinvesties afin de renforcer la première ligne via les CLSC et diminuer les listes d’attentes en chirurgie. Il y a actuellement 3590 personnes en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an. 276 personnes sont en attente depuis plus de deux mois pour se faire retirer une tumeur. C’est inacceptable. Au total, selon les dernières données disponibles, 109 485 personnes étaient en attente d’une chirurgie au Québec. C’est à eux qu’on pense aujourd’hui », conclut le chef du Parti Québécois.

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Source : 

Emmanuel Renaud

Parti Québécois

erenaud@pq.org