Créer la richesse
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S’il est fondé sur une vision de développement durable, l’enrichissement de la nation québécoise nous donnera les moyens de notre épanouissement individuel et collectif, d’une génération à l’autre. Pour s’assurer d’un développement soutenu et diversifié, le Québec devra continuer à miser sur différentes formes d’organisation économique qui fournissent de nombreux emplois, comme l’économie sociale et le mouvement coopératif.

Pour que l’économie québécoise continue d’être une des plus prospères de la planète, il faudra également disposer de tous les leviers d’un État normal. L’économie du Québec, comme celle des autres pays du monde, est sujette aux tractations et négociations de libre-échange et d’organisation des marchés mondiaux. À l’ère de la mondialisation, il est plus pertinent que jamais de se représenter soi-même en tant que peuple à ces forums économiques internationaux, ce que seule la souveraineté permettra.

Une économie qui se donne les moyens de réussir

L’action de l’État en matière de développement économique est cruciale à bien des égards. De nombreux leviers économiques demeurent cependant de la responsabilité du gouvernement fédéral.

De façon à contrôler son avenir économique, un gouvernement souverainiste reprendra la maîtrise de leviers actuellement aux mains d’Ottawa et maximisera ceux que le Québec détient déjà.

  • Revoir le mandat de la Caisse de dépôt et placement de façon à rehausser son rôle de soutien au développement économique du Québec.
     
  • Exiger le rapatriement de tous les programmes fédéraux de développement économique régional ainsi que l’espace fiscal correspondant.

Créer la Banque de développement économique du Québec: y regrouper tous les programmes et organismes financiers des gouvernements québécois et fédéral qui ont trait au développement économique

  • Avoir des succursales dans toutes les régions et aura pour mission de soutenir la création et l’essor de nos entreprises, entre autres par l’offre de capital « patient », de capital de risque, de prêts directs et de garanties de prêt.
     
  • Financer les PME, les entreprises d’économie sociale, les collectivités, les institutions de recherche ou leurs organismes de valorisation, des regroupements d’entreprises, des organismes culturels et des entrepreneurs en démarrage, toujours sur une base d’affaires.
     
  • Prendre les moyens pour maintenir ou augmenter la participation québécoise (publique ou privée) dans les entreprises d’exploitation des ressources naturelles, en regroupant notamment l’expertise au sein de la Société québécoise de développement des ressources naturelles (SQDRN), filiale de la BDÉQ:
    • Contribuer au développement économique du Québec en conformité avec l’approche de développement durable dans les domaines liés aux entreprises agricoles, à la forêt, aux mines, aux ressources énergétiques (gaz et pétrole) et à l’eau;
    • Prendre des participations importantes dans les entreprises exploitantes. Un régime de type épargne-action (RÉA) sera créé afin d’encourager la participation des travailleurs et des Québécois en général dans la création, le développement et la relance des entreprises oeuvrant dans ces secteurs;
    • Créer, parmi les outils qu’elle utilisera, un Fonds de développement des ressources administré par les régions et dont le conseil d’administration devra être majoritairement composé de représentants des régions.

Stimuler la croissance

  • Adoptera des mesures visant à augmenter la productivité, notamment les investissements dans les équipements.
     
  • Adoptera des mesures qui visent à encourager l’investissement privé dans les secteurs stratégiques pour l’économie québécoise.
     
  • Formera un Conseil stratégique pour l’économie composé de représentants de l’État, du patronat, des syndicats, de l’économie sociale et des régions du Québec qui sera chargé de faire des recommandations au gouvernement pour consolider et assurer l’essor des grands secteurs de l’économie québécoise.

Valoriser les produits québécois

  • Mettre en place des systèmes permanents de valorisation d’achat québécois par le biais de l’éducation dans les établissements d’enseignement, et ce, dès le primaire, dans les organismes publics, les entreprises privées et par des campagnes de promotion.
     
  • Favoriser la mise en marché des produits québécois et l’achat local, non seulement dans l’alimentation, mais aussi pour tout bien de consommation courante fabriqué au Québec.
     

Des Québécois plus riches

La richesse des pays repose aussi sur celle des individus et l’État a le devoir de réunir les conditions qui permettent à chacun de s’enrichir.

Mieux gérer nos finances

  • Instaurer un rapport d’impôt unique sous la responsabilité de l’État québécois, une mesure qui fera économiser des centaines de millions de dollars par année aux entreprises et aux citoyens du Québec.
     
  • Améliorer le Fonds d’indemnisation de l’Autorité des marchés financiers afin de mieux protéger l’épargne des Québécois contre la fraude.
     
  • Réviser dans un souci constant de responsabilité, de justice, d’équité et de solidarité, l’ensemble de la fiscalité.
     
  • Examiner de nouvelles sources de revenus potentielles pour l’État, notamment
    • en considérant la possibilité d’instaurer un impôt sur les fortunes accumulées,
    • en revoyant la table d’imposition afin d’y ajouter d’autres échelons pour les personnes à revenu élevé,
    • en intensifiant la lutte contre l’évasion fiscale,
    • en travaillant avec les autorités pertinentes à éliminer les paradis fiscaux,
    • en réévaluant les crédits d’impôt aux personnes et aux entreprises,
    • en revoyant la fiscalité des institutions financières et des entreprises, notamment celles qui exploitent des ressources naturelles, comme les mines, et finalement
    • en étudiant la possibilité d’accroître les taxes à la consommation sur les produits de luxe.

Mieux s'occuper des étudiants, des travailleurs et des familles

  • Faire de l’éducation et de la formation le socle de son développement, considérant qu’il s’agit aussi des moyens privilégiés d’enrichissement individuel et collectif.
     
  • Réclamer le rapatriement de l’assurance-emploi au Québec, un outil indispensable pour accélérer l’adéquation entre les besoins de main-d’oeuvre spécialisée des entreprises et la recherche d’un emploi enrichissant et durable pour les travailleurs;
    • Mettre en place, avec l’assurance-emploi, un parcours intégré de formation afin de combler les pénuries grandissantes de main-d’oeuvre spécialisée et d’enrichir aussi bien les individus et les entreprises que la collectivité.
       
  • Offrir un programme d’accès à une première propriété pour les familles.

Mieux s'occuper de nos retraités

  • Rendre avantageux le report du départ à la retraite.
     
  • Réviser les politiques et les régimes de rente pour assurer des revenus décents à l’ensemble des futurs retraités.
     
  • Prendre des mesures pour que tout régime de retraite des travailleurs et travailleuses du Québec soit protégé en s’assurant que les employeurs déposent dans des comptes en fidéicommis les sommes dévolues à cet effet et qu’elles soient insaisissables lors de vente ou de faillite et adoptera des mesures permettant le dépôt des fonds de retraite des entreprises privées et des travailleurs autonomes dans la future BDÉQ.
     

Miser sur la matière grise

Malgré un important recul depuis 2003, le Québec demeure l’endroit au Canada où les investissements (publics et privés) en recherche et développement sont les plus importants, et ce, malgré la concentration marquée des investissements fédéraux en Ontario.

Pour que le Québec rejoigne les leaders mondiaux, un gouvernement souverainiste haussera encore le niveau d’investissements en recherche et développement et surtout traduire les résultats en les commercialisant.

  • Se donner l’objectif de hisser le Québec au niveau des cinq premiers pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (Suède, Finlande, Japon, Corée, États-Unis) en visant une cible de 3 % du PIB consacré aux investissements publics et privés en recherche et développement.
     
  • Négocier un espace fiscal avec le gouvernement fédéral afin de contrôler l’ensemble du financement de l’éducation et des subventions de recherche.
     
  • Mettre à jour la politique scientifique en la centrant autour de six objectifs:
    1. valoriser la culture scientifique dans les établissements scolaires dès le primaire;
    2. attirer et retenir les meilleurs chercheurs universitaires;
    3. maximiser les retombées économiques et sociales de la recherche et de l’innovation, notamment par l’obtention de brevets et par la commercialisation;
    4. intensifier l’arrimage entre les entreprises innovantes et les milieux de recherche académique dans toutes les régions du Québec;
    5. rétablir le ministère de la Recherche et de la Technologie qui soutiendra et augmentera le financement de la recherche dans toutes les régions du Québec;
    6. assurer et soutenir en continu le développement de la recherche dans des domaines ciblés d’excellence afin d’optimiser la valorisation de la recherche et ses retombées afin de faire rayonner le Québec aux plans national et international.
       

Miser sur l’esprit d’initiative et le mentorat

Pour accélérer l’essor économique du Québec, nous devrons soutenir davantage nos entrepreneurs et encourager les Québécois qui désirent créer une entreprise ou se lancer en affaires.

Un gouvernement souverainiste misera sur l’esprit d’initiative des Québécois en accompagnant les entrepreneurs dans leurs démarches et en contribuant à la formation de la relève entrepreneuriale.

  • Adopter une politique nationale de l’entrepreneuriat en encourageant toutes les formes d’entreprises en incluant l’entrepreneuriat féminin, les coopératives et les entreprises d’économie sociale. Cette politique s’inspirera des critères de développement durable et s’inscrira dans la politique d’occupation du territoire. La mise en oeuvre sera assurée principalement par les instances reconnues par le milieu, les MRC-CLD et les autres organismes efficients comme Femmessor.
     
  • Favoriser l’initiation à l’entrepreneuriat et la mise en valeur des succès québécois dans ce domaine à l’école.
     
  • Développera des parcours d’entrepreneuriat jeunesse dans toutes les régions du Québec en concertation, notamment, avec les centres locaux de développement, les carrefours jeunesse-emploi, les commissions scolaires, les cégeps, les universités.
     
  • Déployer une politique de relève et mentorat dans des secteurs ciblés du développement du Québec dotée de mesures favorisant la reconnaissance des acquis par les jeunes et la contribution des mentors.
    • Cette politique permettra de faciliter la prise en charge, par une nouvelle génération, des leviers de la société dans un contexte démographique difficile, de prolonger la participation des aînés et de favoriser la transmission des connaissances.
       
  • Implanter des Centres de transfert d’entreprises, incluant les entreprises agricoles, sur l’ensemble du territoire québécois.
     
  • Revoir les règles fiscales liées aux transferts d’entreprises, notamment pour simplifier les transferts familiaux d’entreprises.
     
  • Augmenter l’accessibilité aux capitaux de risque et « patients » disponibles aux nouveaux entrepreneurs.
     
  • Simplifier et allègera le fardeau administratif et réglementaire imposé aux PME et aux créateurs d’entreprises.
     

L’agriculture, les pêcheries et l’alimentation

Les secteurs agricole, agroalimentaire et des pêcheries sont d’une importance stratégique pour l’économie québécoise. Ils génèrent plus de 500 000 emplois dans toutes les régions du Québec et fournissent plus de 10 000 produits aux consommateurs d’ici et d’ailleurs. Plusieurs communautés rurales et côtières dépendent d’ailleurs en grande partie ou totalement des activités directes et indirectes générées par ces secteurs.

Un gouvernement souverainiste en assurera l'essor.

  • Adopter une politique nationale de souveraineté alimentaire afin d’avoir un niveau d’autonomie suffisant pour assurer aux Québécois un approvisionnement en aliments sains de qualité et une agriculture contributive au maintien de l’intégralité et de l’intégrité du territoire québécois.
     
  • Appuyer les producteurs locaux et les entreprises agroalimentaires québécoises en soutenant Aliments Québec comme label officiel des produits québécois et en favorisant leur mise en marché.
     
  • Faciliter les démarches permettant l’émergence de produits d’appellation contrôlée, reconnaissant ainsi la spécificité de certains produits québécois.
     
  • Proclamer le sol agricole comme richesse naturelle. L’exploitation du sol québécois à des fins alimentaires pour assurer la souveraineté alimentaire d’autres nations ne pourra se faire sans que les Québécois profitent collectivement des retombées.
     
  • Renforcer la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles de façon à l’adapter aux réalités diverses et nouvelles et à mieux protéger les terres agricoles de l’étalement urbain.
     
  • Maintenir, défendre et prendre tous les moyens pour promouvoir les mécanismes actuels de gestion de l’offre et favoriser l’émergence d’autres systèmes de gestion de l’offre sur son territoire.
     
  • Soutenir la mise sur pied d’un fonds collectif dédié à l’innovation, la transformation et la distribution des produits alimentaires québécoisé
     
  • Négosier la façon dont les quotas de pêche seront attribués dans le Saint-Laurent.
     
  • Réformer les assurances agricoles, lesquelles reposeront sur des produits novateurs offrant aux utilisateurs une meilleure protection globale de leurs récoltes, de leurs revenus et de leurs biens.
     
  • Mettre en place un régime d’assurance-retraite pour les exploitants agricoles.
     
  • Prendre des mesures de soutien à la relève des producteurs agricoles et des pêches, lesquelles mesures soutiendront un parcours personnalisé à partir de l’établissement;
    • un cadre réglementaire sera dédié à la relève et un mécanisme d’utilisation à long terme des terres et des bateaux sera institué.
       
  • Soutenir une agriculture participante à l’effort de réduction de la dépendance énergétique du Québec par l’utilisation de ressources renouvelables telles les biomasses et le méthane.
     
  • Créer une table de concertation permanente de l’agroalimentaire agissant comme catalyseur dans la réalisation des chantiers de modernisation de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec.
     
  • Exiger un droit de retrait des programmes fédéraux de soutien au revenu agricole en négociant un espace fiscal correspondant à la part du Québec.
     
  • Appuyer la diversification de la production agricole par le développement de produits distinctifs et spécialisés à haute valeur ajoutée qui rencontreront les attentes des consommateurs du Québec et d’ailleurs.
     
  • Appuyer les producteurs artisanaux d’alcool en facilitant l’intégration de leurs produits par le biais de leurs succursales locales de la Société des alcools du Québec.
     

La forêt et les mines

Les industries de la forêt et des mines sont encore à la base de bien des économies locales et régionales du Québec. Les activités de 1re transformation sont soumises aux aléas des cycles économiques et des marchés mondiaux, tandis que la négligence environnementale compromet la durabilité de ces activités.

Pour assurer une prospérité durable de ses régions à partir des ressources forestières et minières, un gouvernement souverainiste misera davantage sur la valeur ajoutée de la 2e et 3e transformation, donner aux décideurs locaux les moyens de leur développement et minimiser l’impact sur l’environnement.

  • Donner le mandat à la Société générale de financement de prendre des participations dans les projets qui répondront à des objectifs de développement économique rentable et durable.
     
  • Augmenter les redevances à un niveau acceptable économiquement et socialement.
     
  • Créer un Régime de capital action (RÉA) forestier et minier de façon à encourager la participation financière des travailleurs et des Québécois en général à la relance des entreprises forestières.

Moderniser la Loi sur les mines

La modernisation de la Loi sur les mines devra assurer le respect de l’environnement, des Premières Nations et de la capacité d’agir des autorités locales et régionales selon l’ensemble des intérêts de leur communauté.

  • Éliminer la préséance minière sur la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, la Loi sur la qualité de l’environnement et la Loi sur le développement durable.
     
  • Adopter un mécanisme souple d’harmonisation des usages du territoire et en abolissant le pouvoir d’expropriation actuellement dévolu aux détenteurs de droits d’exploration minière.

Adopter une Charte du bois

  • Favoriser l’utilisation des matériaux du bois de 2e et 3e transformation dans la construction des bâtiments gouvernementaux, commerciaux, industriels et résidentiels.
     
  • Faire de la ressource forestière une priorité et une source de fierté nationale, notamment en:
    • mettant sur pied un programme de valorisation et de soutien de la connaissance de la forêt, de la culture forestière, de la formation et des métiers liés à la forêt et à l’industrie forestière;
    • favorisant l’indépendance envers le pétrole par l’utilisation de l’énergie du bois, notamment par la conversion des systèmes des bâtiments gouvernementaux (hôpitaux, écoles, centres administratifs) et par des incitatifs à l’achat de nouveaux poêles à bois ou aux granules moins polluants;
    • lançant un vaste chantier d’aménagement sylvicole visant à augmenter la valeur et la production forestières (doublée d’ici 25 ans) et en y incluant des expériences-pilotes sur la mise en place de sociétés d’aménagement;
    • développant des programmes de soutien et de modernisation à l’industrie forestière en fonction de leur caractère écologique. Par exemple, mettre en place un programme de traçabilité du bois afin de garantir les plus hautes certifications et de bonnes pratiques environnementales;
    • renforçant le rôle des intervenants régionaux dans la gestion forestière, notamment par la priorisation du développement des forêts de proximité.
       

Le tourisme

Le tourisme, première industrie mondiale, est l’un des secteurs économiques les plus largement répartis sur le territoire québécois. L’État québécois a donc tout intérêt à travailler avec chacune des régions de façon à ce que l’offre touristique tende vers les standards internationaux.

  • Augmenter la notoriété de la destination touristique dans les marchés touristiques prioritaires définie par des spécialistes du gouvernement, des associations touristiques régionales (ATR), du réseau de veille en tourisme et des organisations touristiques.
     
  • Investir dans les campagnes de publicité sur des marchés ciblés en partenariat avec les ATR et les associations sectorielles.
     
  • Déployer un vaste programme d’amélioration des infrastructures hôtelières et des attraits dans les régions touristiques afin de mieux correspondre aux attentes des visiteurs d’aujourd’hui.
     
  • Soutenir des projets de destination touristique d’envergure dans les régions où l’industrie touristique représente un vecteur économique de premier plan.
     
  • Appuyer la constitution d’un réseau d’aéroports régionaux de bonne capacité de façon à favoriser l’offre touristique.
     
  • Prendre les moyens pour résorber les pénuries de main-d’oeuvre particulièrement en fin de saison touristique estivale et s’appliquera à mettre en place un programme de valorisation des métiers du tourisme.
     
  • Favoriser un réseau de haltes routières sur nos autoroutes, avec des postes d’information à chaque traverse frontalière du territoire québécois.
     

Montréal, métropole du Québec

Montréal est la métropole de la nation québécoise, son coeur économique, culturel, scientifique et universitaire, en plus de constituer sa principale vitrine sur le monde. De plus, Montréal relève, au profit de tout le Québec, des défis majeurs en matière de développement social, d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants.

L’État québécois se doit d’appuyer Montréal pour que celle-ci soit pleinement en mesure d’assumer ses responsabilités de métropole. L’État doit également défendre la position de Montréal contre les efforts du gouvernement fédéral de concentrer à Toronto ou ailleurs au Canada, la recherche, les industries de pointe et les fonctions centrales – par exemple, dans le cas de transferts de vols intercontinentaux.

Un gouvernement souverainiste consolidera le rôle de Montréal comme métropole du Québec ainsi que sa vocation internationale.

  • Soutenir activement le rôle de centre financier international de la métropole.
     
  • Confier à Montréal un pouvoir habilitant plus large et mieux ciblé lui permettant d’assurer des sources de financement stables, récurrentes et indexées et mettra en oeuvre son plan intégré des transports collectifs.

Développer le transport en commun

  • Améliorer l’offre de service et fera le choix de modes alternatifs de transport cohérents et plus performants.
     
  • Faire la promotion de mesures en vue d’assurer des déplacements urbains plus fluides, ce qui exigera entre autres le développement de nouvelles voies réservées pour les autobus et le covoiturage et d’autres mesures préférentielles en vue d’améliorer la fiabilité et la ponctualité du service aux usagers.
     
  • Désenclaver l’Est de Montréal et la Pointe-de-l’Île notamment en complétant le train de l’Est, la ligne bleue du métro vers Anjou et utilisera l’axe ferroviaire est-ouest pour un transport alternatif.
     
  • Réaliser le projet de la rue Notre-Dame en respectant les attentes de la population locale.

Conclure avec Montréal une entente de développement liée à ses besoins et caractéristiques spécifiques, particulièrement en matière de revitalisation urbaine intégrée

  • Relancer la construction de logements pour les familles, en vue de les garder ou de les inciter à revenir vivre sur l’île de Montréal.
     
  • Faire de la réalisation d’un lien ferroviaire entre l’aéroport international de Montréal et le centre-ville une priorité.
     

Québec, coeur de la nation

La Capitale-Nationale est à la fois le siège politique de la nation québécoise, de l’Assemblée nationale et une région d’un grand dynamisme économique. Grâce à la créativité et à la productivité de ses milieux industriels et de sa communauté scientifique, c’est dans la région de la Capitale-Nationale que l’on retrouve la plus forte concentration de centres de recherche et de transfert technologique au Québec.

Un gouvernement souverainiste accompagnera la région qui souhaite relever de nombreux défis afin d’assurer son développement culturel, économique et scientifique ainsi que son rayonnement international.

  • Consolider le rôle central de Québec comme siège de l’État québécois et de ses composantes, soit les ministères et les sociétés d’État.
     
  • Appuyer activement le démarrage et la croissance des entreprises de haute technologie en s’appuyant notamment sur l’Université Laval et les centres de recherche des secteurs de pointe.
     
  • Appuyer les initiatives mettant en valeur le caractère international de la Capitale-Nationale.
     
  • Doter Québec des équipements nécessaires pour en faire une ville d’accueil des grandes compétitions internationales et de sport professionnel.
     
  • Apppuyer une éventuelle candidature de Québec aux Jeux olympiques d’hiver.
     
  • Mandater la Commission de la Capitale-Nationale afin qu’elle élabore une politique d’aménagement de façon à mettre davantage en valeur le rôle historique et le potentiel de la Capitale-Nationale en matière de développement durable.
     
  • Faire de la Capitale-Nationale une région modèle en matière d’innovation sociale en coordonnant les efforts de tous les intervenants auprès des jeunes, notamment en santé physique et mentale ainsi qu’en prévention de criminalité juvénile.
     
  • Faire de l’accès au fleuve une priorité de son développement, dans une perspective de transport, de développement durable et de protection des milieux humides.
     

Des régions fortes et diversifiées

Le territoire québécois, dans toute sa diversité, constitue une grande richesse pour notre peuple. La solidarité autant que notre intérêt national bien compris nous imposent de prendre toutes les mesures pour assurer à chaque région les instruments propres à soutenir une prospérité durable.

La question de la gouvernance régionale a toujours suscité de grandes réflexions, de nombreuses revendications et beaucoup d’attente. Les régions souhaitent plus d’autonomie et de marge de manoeuvre dans l’organisation des services et des moyens substantiels pour leur développement économique et industriel.

De même, les communautés rurales ont un rôle clé à jouer en matière d’occupation et d’aménagement du territoire, car ce sont elles qui l’habitent, le développent, le desservent et souvent se réapproprient leur coin de pays. Depuis quelques années, il y a eu de la délégation de responsabilités vers les régions.

Un gouvernement souverainiste ne souhaitera pas bouleverser les structures régionales de gouvernance, mais renforcera les liens entre les régions, les villes, la société civile et l’État.

  • Adopter une loi-cadre sur l’occupation du territoire et la décentralisation afin de consacrer des principes de base tels que:
    • la subsidiarité, soit le souci de conférer des compétences aux niveaux les plus proches des citoyens;
    • l’autonomie financière des municipalités et des régions;
    • l’équité interrégionale et intermunicipale;
    • la participation citoyenne;
    • la promotion des identités locales et régionales qui tient compte des intérêts économiques des régions;
    • l’adaptation des politiques gouvernementales aux spécificités locales et régionales;
    • l’accès à des services de proximité même dans les zones rurales et l’engagement de tous les ministères et sociétés d’État à agir et à rendre des comptes en matière d’occupation du territoire et de décentralisation;
       
  • Décentraliser les pouvoirs en fonction de la capacité et de la volonté des divers territoires.
     
  • S’assurer que l’utilisation des ressources naturelles génère davantage de retombées pour les régions et constituera des fonds régionaux qui seront notamment financés en partie par les redevances sur ces ressources.
     
  • Assurer la présence de l’État québécois dans les régions, notamment en supportant les instances régionales dans leur mission de planification et de concertation
     
  • S’appuyer sur les créneaux d’excellence définis par chaque région pour orienter ses investissements régionaux.
     
  • Consolider le rôle de coordination des MRC en matière de développement socioéconomique et d’aménagement du territoire.
     
  • Soutenir les initiatives régionales visant à freiner ou renverser le déclin démographique.
     
  • Renforcer la Politique nationale de la ruralité québécoise en reconduisant et en bonifiant le dispositif du Pacte rural en mettant un accent particulier au soutien des municipalités dévitalisées.
     
  • Confirmer Gatineau comme pôle de développement de l’Ouest du Québec en lui fournissant les moyens nécessaires à son développement, notamment les trois mesures suivantes :
    1. le financement d’une étude de faisabilité sur l’implantation d’une faculté de médecine et d’une faculté de droit sur le territoire de Gatineau;
    2. la mise en oeuvre d’une politique de réappropriation et de revitalisation des rives de Gatineau;
    3. le développement d’un plan de déploiement de la fonction publique dans le but d’établir Gatineau comme pôle administratif d’un État québécois souverain.
       

Vision nordique suffisamment ample et intégrée

Les défis du développement nordique intégré sont multiples et complexes.

Un gouvernement souverainiste, inscrira ce développement dans une vision globale et par une approche de développement durable du territoire en améliorant la vitalité sociale et économique des collectivités du Nord.

  • Favoriser des partenariats ciblés et adaptés aux spécificités des populations nordiques.
     
  • Accroître la capacité de prise en charge du développement des milieux nordiques sur le plan économique, social et culturel.
     
  • Assurer l’intégration des facteurs nordiques dans les mesures et programmes gouvernementaux.
     
  • Intensifier le développement nordique dans le respect et en harmonie avec les Premières Nations et les Inuits et l’ensemble des communautés nordiques.