À PARTIR DE 2018 : UNE ACTION INTERNATIONALE AU SERVICE DU QUÉBEC

1) Transformer le ministère des Relations internationales en un ministère des Affaires étrangères.

2) Élargir la portée de la doctrine québécoise en matière de relations internationales mettant en avant les principes que le Québec veut défendre, les critères qui doivent orienter ses relations bilatérales, ainsi que ses méthodes d’intervention :

  • Appliquer pleinement la doctrine Gérin-Lajoie afin d’étendre à l’international la présence du Québec dans ses domaines de juridiction;
  • Exiger une présence autonome du Québec dans ses domaines de juridiction;
  • Proposer l’établissement de mécanismes de concertation consensuels dans les domaines de juridiction partagée;
  • Revendiquer le statut d’observateur au sein des instances internationales d’intérêt pour le Québec (Assemblée générale de l’ONU et ses agences spécialisées, telles l’UNESCO, l’OIT, l’OMS), ainsi qu’à l’OEA.

3) Étendre et consolider l’action internationale du Québec en donnant au nouveau ministère des Affaires étrangères les moyens d’assurer ses missions :

  • Définir un plan de déploiement de nos PME à l’étranger;
  • Définir une stratégie de diplomatie culturelle dotée de moyens suffisants pour défendre et illustrer notre exception culturelle;
  • Faire rayonner les créations culturelles québécoises dans le monde;
  • Renforcer les capacités du Québec en diplomatie publique numérique;
  • Rétablir et actualiser la politique québécoise pour l’Afrique de 2013;
  • Renforcer la présence du Québec auprès des pays d’Amérique latine;
  • Développer les groupes d’amitié sur le modèle du groupe Québec-France;
  • Favoriser l’établissement d’ententes de réciprocité en matière de reconnaissance des diplômes avec d’autres pays francophones, en priorité ceux du Maghreb, sur le modèle du processus engagé avec la France;
  • Mieux coordonner l’action internationale de l’État et des municipalités.

4) Créer une agence québécoise de solidarité internationale coordonnant l’expertise et les compétences québécoises dans ce domaine :

  • Contribuer à la promotion des droits de la personne, à la bonne gouvernance, à l’équité de genre, au renforcement des institutions démocratiques, à la lutte contre la corruption en concertation avec les agences spécialisées des Nations Unies;
  • Développer une position de chef de file dans la lutte contre les changements climatiques et en faveur de la diversité culturelle;
  • Renforcer le soutien aux ONG œuvrant dans le secteur humanitaire;
  • Créer un service citoyen du Québec comportant un mandat national et international permettant notamment d’appuyer des efforts de solidarité;
  • Soutenir la coopération en faveur du nationalisme économique de petites nations à l’instar et avec le concours de nos fonds et de nos sociétés d’État.

5) Assurer que les accords commerciaux qui lient le Québec, à la suite d’une adhésion du Canada, sont conformes à ses intérêts :

  • Négocier les traités commerciaux au bénéfice des Québécois selon des principes de défense de notre souveraineté, notamment quant aux processus d’arbitrage;
  • S’opposer à toute disposition permettant aux multinationales de poursuivre les États;
  • Prévoir un mécanisme d’évaluation des retombées des accords de commerce internationaux;
  • S’engager à tenir un processus transparent de consultations publiques avant la signature et la ratification de tout nouvel accord commercial international.

6) Transformer le ministère de la Sécurité publique en ministère de la Sécurité nationale.