Philippe Couillard : indéterminé!

Permanence nationale

Équipe de services aux membres du Parti Québécois.

dimanche 16 mars, 2014
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Décidément, Philippe Couillard devient de plus en plus difficile à suivre. Déjà, cet automne, il nous avait surpris en évoquant un retour à l’équilibre budgétaire en trois ou quatre ans, pour ensuite rectifier le tir et déclarer que l’atteinte du déficit zéro était « incontournable » pour 2014-2015. Il nous avait surpris, aussi, avec ses multiples positions sur la charte, avec ou sans tchador. Et n’oublions pas qu’il a voté en faveur du dépôt du projet de loi de Fatima Houda-Pepin, qu’il venait pourtant d’expulser de son caucus parce qu’elle avait une position contraire à la sienne.

Le jour du dépôt du budget, M. Couillard a déclaré que le Québec était maintenant en campagne électorale parce que l’opposition ferait tomber le gouvernement. Puis, lors de son premier point de presse électoral, il a ouvert son discours avec un « Enfin! » bien senti. Quelques secondes plus tard, il accusait la première ministre d’avoir fui en campagne électorale. Difficile à suivre.

Anticosti, même chose. Il accuse d’abord le gouvernement de jouer à la loterie avec les fonds publics, puis déclare qu’il entend poursuivre l’exploration qu’il venait de dénoncer. Cimenterie de Port-Daniel–Gascons, même chose : ses troupes dénoncent le projet à Québec, mais lui l’appuie quand il visite la Gaspésie.

Et sa position constitutionnelle, vous la comprenez? Il veut d’abord que le Québec signe la Constitution d’ici 2017. Ensuite, le 14 mars, M. Couillard fait connaître son intention d'entreprendre une tournée du Canada afin de faire reconnaître le Québec comme société distincte par les gouvernements d’Ottawa et des provinces. Le 15 mars, comme par magie, il change d’avis et décide de laisser tomber.


Comme il le dirait lui-même, parlons des vraies affaires. Soit le chef du Parti libéral n’a simplement aucune idée de ce qu’il fait, soit il se fait remettre à sa place. Soit il n’a pas de projet clair pour le Québec, soit son message est impopulaire dans les hautes sphères libérales.

Alors que le Parti Québécois parle de création d’emplois, d’entrepreneuriat, d’un plan de croissance économique, d’environnement et de lutte contre l’itinérance, Philippe Couillard parle de référendum (il a même proposé une question référendaire et qu’il se dit prêt à diriger le camp du Non!) et de constitution.

Depuis le début de la campagne, le chef du Parti libéral du Québec a été épargné, malgré ses incessantes volte-face et contradictions. Mais ça ne pourra pas durer indéfiniment. Quand vient le temps de choisir quelqu’un pour occuper le poste de premier ministre, la confiance est un élément déterminant. Or, comment faire confiance à Philippe Couillard, cet homme aux idées aussi indéterminées et aux Philippe-flops absurdes?



En complément, lisez aussi le billet de blogue de Jean-François Lisée :
« La schizophrénie canadienne de Philippe Couillard »

Michel Pepin se pose aussi la question sur son blogue : l’adhésion formelle du Québec à la constitution canadienne est-elle une des « vraies affaires » dont s’occupe Philippe Couillard?
Lisez son billet « Affaires d’État »

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