Victimes d’actes criminels - Le gouvernement libéral doit rectifier le tir
jeudi 15 septembre, 2016
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Québec, le 15 septembre 2016 – Alors que la protectrice du citoyen nous apprend que la rigidité administrative empêche les victimes d’actes criminels d’obtenir rapidement les indemnisations auxquelles elles devraient pourtant facilement avoir accès, le député de Jonquière et chef de l’opposition officielle, Sylvain Gaudreault, demande à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de corriger le tir et d’améliorer la gestion et l’efficacité de la Direction de l’indemnisation des victimes d’actes criminels (DIVAC).

« Dans son rapport, la protectrice du citoyen soulève plusieurs problèmes dans l’administration de la DIVAC. Les plus graves, à nos yeux, sont l’interprétation restrictive et rigide des critères d’admissibilité, ce qui prive les victimes d’une juste indemnité, les longs délais dans le traitement des demandes de prestations, et le manque d’information offerte aux victimes tout au long du processus. Nous devons tout faire pour améliorer l’aide aux victimes d’actes criminels, ces personnes qui, chaque jour, vivent avec les conséquences des gestes qu’on a posés contre elles. Collectivement, c’est notre devoir de les soutenir. Le gouvernement libéral doit rapidement corriger cette situation injuste », a déclaré Sylvain Gaudreault.

« Ces révélations de la protectrice du citoyen s’ajoutent à un autre problème que nous connaissions déjà : 25 M$ dorment dans le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels, et cela est volontaire. En effet, le gouvernement utilise cet argent pour équilibrer son budget, alors qu’il devrait normalement être destiné à soutenir les organismes qui viennent en aide aux victimes d’actes criminels. Ça ne serait pas la première fois, d’ailleurs, que les critères d’accès à un fonds ou à un programme d’indemnisation seraient interprétés restrictivement pour éviter que l’argent sorte des coffres de l’État », a ajouté le chef de l’opposition officielle.

Le gouvernement du Parti Québécois, lui, avait agi concrètement pour venir en aide aux victimes. « L’adoption du projet de loi 22, entre autres choses, leur a donné plus de temps pour déposer une demande d’indemnisation et a permis le remboursement des frais de nettoyage d’une scène de crime. En plus, il a substantiellement bonifié les indemnisations pour les parents d’une victime, qui sont passées de 2000 $ à 12 000 $. L’ex ministre de la Justice du Parti Québécois, Bertrand St Arnaud, avait aussi augmenté le délai de prescription pour les recours civils des victimes d’agressions sexuelles de 3 à 30 ans. Enfin, nous avions annoncé notre intention de réformer l’IVAC en profondeur; malheureusement, jusqu’à maintenant, le gouvernement libéral n’a pas jugé bon de donner suite à cette idée », a conclu Sylvain Gaudreault.