Vente de TM4 à Dana Incorporated - Une autre perte de savoir-faire québécois
vendredi 22 juin, 2018
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Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie, Alain Therrien, et le porte-parole en matière d’énergie, Sylvain Rochon, dénoncent vivement le partenariat annoncé de coentreprise qui fera de TM4, une filiale d’Hydro-Québec, le fournisseur de Dana Incorporated, une compagnie américaine, pour les moteurs électriques ainsi que les onduleurs et les systèmes de commande associés. « En vérité, TM4 a été vendue, ni plus ni moins », affirment-ils.

EN BREF

  • Au mépris de l’engagement qu’avait pris le gouvernement libéral, Hydro-Québec vient de vendre sa filiale TM4 à une compagnie américaine; ainsi, le ministre de l’Énergie a bafoué sa promesse.

  • Plusieurs questions se posent quant à la protection de la propriété intellectuelle et à la localisation des activités de production.

  • Le Parti Québécois n’aurait jamais accepté une telle transaction, qui bénéficiera à des intérêts étrangers.

« En présentant la transaction comme un "partenariat de coentreprise", le gouvernement libéral et Hydro‑Québec tentent de faire croire qu’il ne s’agit pas d’une vente. Or, la réalité, c’est que nous venons de perdre le contrôle de notre savoir-faire, développé au fil des ans grâce à l’argent des contribuables du Québec. Aujourd’hui, on s’est réveillé en apprenant qu’une technologie d’avenir développée ici, par des gens d’ici, vient d’être vendue à des intérêts étrangers. C’est tout sauf une bonne nouvelle », a déclaré Alain Therrien.

Sylvain Rochon se questionne pour sa part à propos, notamment, de la propriété intellectuelle de TM4. « Il n’y a aucun engagement quant à sa protection; on peut donc craindre qu’elle soit transférée à une autre filiale de Dana par une simple décision du nouveau propriétaire. Et qu’en est-il des activités de production? Il n’y a aucun engagement garantissant qu’elles seront développées au Québec. C’est plus qu’inquiétant! », a‑t‑il insisté.

« Nous nous méfions car, la dernière fois que le gouvernement a présenté comme une bonne nouvelle la création d’une coentreprise, c’était dans le dossier de la C Series. Or, depuis ce temps, on l’a vu, notre participation de 49,5 % a été diluée à 18,5 %, et plusieurs activités ont été délocalisées aux États-Unis. En résumé, des centaines de millions de dollars destinés au programme de la C Series serviront à créer une usine ainsi que de nouveaux emplois en Alabama », a conclu Alain Therrien.