Vente de la bibliothèque Saint-Sulpice : l’austérité libérale ne connaît pas de limite
vendredi 22 mai, 2015
Facebook
Twitter

Québec – La députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications, Véronique Hivon, déplore que la ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, ait mis en vente, en catimini, l’un des joyaux du patrimoine culturel québécois, la bibliothèque Saint-Sulpice.

Le plus troublant, c’est qu’elle s’est servie des petites annonces pour liquider un pan de notre histoire culturelle; il n’y a eu ni annonce, ni communiqué, ni explications. « Pour un gouvernement qui se dit transparent, on repassera. Le mandat de la ministre de la Culture et des Communications est de conserver le patrimoine, pas de le liquider! », s’est indignée la députée.

On assiste, une fois de plus, à un bris d’engagement de la part du gouvernement libéral. En effet, la ministre David avait déclaré, en octobre dernier, qu’elle lancerait un appel d’offres pour trouver une vocation culturelle à la bibliothèque. « Que vaut la parole de la ministre? L’austérité libérale ne connaît pas de limite et les promesses brisées, visiblement, non plus », a poursuivi Véronique Hivon.

La bibliothèque Saint-Sulpice est un des plus grands témoignages de l’histoire culturelle du Québec; la ministre a donc le devoir de la conserver et de la protéger. « Qu’a-t-elle fait depuis son arrivée? Est-ce qu’elle a planché sur des projets qui cadrent avec la mission culturelle de cette institution? En effet, cet immeuble n’est pas un immeuble ordinaire; c’est une institution historique qui fait partie de notre patrimoine », a ajouté la députée.

« La ministre David doit retirer la mise en vente de la bibliothèque Saint-Sulpice, revenir à ses engagements de l’automne 2014 et s’engager à consulter le milieu pour trouver une solution qui respectera la vocation de l’édifice », a conclu Véronique Hivon.