Utilisation du bois pour le projet d'amphithéâtre à Québec : l'ADQ de Gérard Deltell tourne le dos à la forêt québécoise
mercredi 4 mai, 2011
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Québec – Le député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, Denis Trottier, dénonce avec vigueur l’Action démocratique du Québec (ADQ) qui vient de tourner le dos à la forêt québécoise, à ses travailleurs et aux régions du Québec.

À l’initiative du Parti Québécois, l’Assemblée nationale s’apprêtait à adopter une motion afin de s’assurer que le projet d’amphithéâtre à Québec fasse une place significative à l’utilisation du bois québécois. Le Parti libéral du Québec et Québec Solidaire étaient favorables; or, contre toute attente, l’ADQ s’y est objectée.

La motion présentée était pourtant modérée :

« Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec d'assurer une place significative à l'utilisation du bois dans la conception du nouvel amphithéâtre de Québec pour en faire ainsi une vitrine écologique et technologique et de valoriser, en complémentarité avec les autres matériaux, l'usage du bois dans les constructions gouvernementales futures, dans le respect des prévisions budgétaires ».

« Ce refus adéquiste est une révélation pour les régions du Québec et les travailleurs forestiers : l’ADQ vient de tourner le dos à la forêt québécoise. Cette motion quasi unanime visait simplement à s’assurer qu’enfin, au Québec, on travaille à développer la fierté envers cette ressource noble et écologique et qui contribue au développement économique du Québec. C’est honteux que l’ADQ s’oppose à ça », a fustigé Denis Trottier.

Une combinaison économique et écologique

L’utilisation du bois dans la construction, en plus de contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, permet des économies appréciables pour le chauffage puisque le bois est plus isolant que le béton et l’acier.

Le député de Roberval estime qu’il est normal qu’un tel édifice, financé en grande partie par les contribuables québécois, puisse contribuer au développement économique des régions par l’utilisation de leurs ressources forestières. « Comme contribuables, nous y consacrerons 200 millions de dollars. Pourquoi n’y aurait-il pas un retour sur l’investissement supplémentaire? Cela enverrait un message clair que le bois au Québec, nous en sommes fiers », a-t-il ajouté, rappelant que d’autres pays dans le monde se sont dotés de loi sur l’utilisation accrue du bois.

« Les députés de l’ADQ devront expliquer maintenant aux travailleurs forestiers pourquoi aujourd’hui ils viennent de leur tourner le dos », a conclu Denis Trottier.

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