Un plan faible qui nécessite une consultation publique
dimanche 3 juin, 2012
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Québec – Le Parti Québécois déplore la faiblesse du plan d'action sur les changements climatiques dévoilé ce matin par les ministres Pierre Arcand et Pierre Moreau et dont le premier ministre s'est joint à l'annonce à la toute dernière minute. « Beaucoup de mots pour peu de résultats significatifs. Ce plan relève davantage d'un plan de relations publiques, d'une sorte de masque vert pour que Jean Charest puisse se pavaner au sommet de la terre à Rio, à la fin du mois », a déclaré le député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement, de développement durable et de parcs, Scott McKay.

Le député rappelle qu'il y a un mois à peine, le commissaire au développement durable posait un constat sans équivoque sur la gestion de la lutte aux changements climatiques par le ministre de l'Environnement : manque de transparence, structure de gouvernance inappropriée, incertitude quant à l'atteinte des objectifs gouvernementaux, faible suivi des cibles et objectifs fixés et reddition de comptes anecdotique. « Ces conclusions sévères s'appliquent d'ores et déjà au nouveau plan d'action puisque, tout comme le plan précédent, celui de 2013-2020 se base sur des mesures dont l'efficacité et l'efficience n'ont jamais été démontrées », a souligné le député de L'Assomption.

Des faiblesses majeures en transport

Les actions dans le secteur des transports souffrent d'un amateurisme déplorable. « Le régime libéral planifie qu'en 2020, c'est 25 % des véhicules achetés au Québec qui seront des autos électriques. Pourtant, les mesures qu'il met en place ne permettront, au mieux, que d'atteindre 1 % du parc automobile du Québec. C'est nettement insuffisant », a affirmé Scott McKay.

Pour le Parti Québécois, la mise en place tardive de mesures dans le secteur des transports enlève toute crédibilité au plan d'action libéral. « Lorsque le secteur des transports sera intégré à la bourse du carbone en 2015, nous serons déjà très près de l'échéance de 2020. Le temps de mettre en place les mesures et d'effectuer les inévitables ajustements en cours de route, nous serons déjà à l'aube de 2020. Alors que 43 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec sont dans le secteur des transports, cette faiblesse majeure du plan libéral fait en sorte que l'atteinte de l'objectif gouvernemental s'avère hautement improbable », a ajouté le porte-parole.

Des oublis importants: mines, gaz de schiste et croissance économique

Scott McKay tient à rappeler que le commissaire au développement durable a démontré, dans son lapidaire rapport du mois dernier, le fait que le gouvernement libéral fait fi des fluctuations de l'activité économique dans son plan d'action. « Pire encore, le régime libéral se lance tête baissée dans le développement minier et dans l'exploitation des gaz de schiste, sans prévoir de mesures de compensation pour les GES que ces secteurs d'activité vont générer », constate le député de L'Assomption. « Le seul gazoduc prévu dans le budget du régime libéral pour alimenter le Nord québécois en gaz naturel va émettre d'importantes fuites. Or, rien dans le plan d'action dévoilé aujourd'hui n'est prévu pour compenser ces émissions. Ça manque de sérieux », a-t-il dit.

« Les libéraux vont octroyer gratuitement des crédits d'émission de GES aux nouvelles mines qui vont se développer dans le Nord, mais le plan d'aujourd'hui n'en fait même pas mention! Voilà bien la démonstration qu'il ne s'agit que du vent, d'un ballon d'air chaud que deux ministres libéraux lancent aujourd'hui. Si le régime libéral croit fermement à son plan, il lancera sans hésiter une véritable consultation publique », a conclu Scott McKay.

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