Un nouvel échec du « fédéralisme de collaboration »
vendredi 15 mai, 2015
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Québec – Le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Sylvain Gaudreault, et le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, constatent de nouveau l’échec du « fédéralisme de collaboration », cette fois en matière d’environnement; ils pressent donc le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, de condamner l’unilatéralisme d’Ottawa.

Le député de Jonquière déplore que le ministre Heurtel n’ait pas été consulté par Ottawa pour établir la cible canadienne de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). « L’attitude unilatérale d’Ottawa vient sceller le débat sur la prétendue collaboration fédérale?provinciale que voulait instaurer le premier ministre Couillard à son arrivée au pouvoir. Le Québec doit être un meneur et arrêter d’attendre que le Canada se réveille », a-t-il soutenu.

Le Parti Québécois constate également que le Canada, lorsqu’il est question de lutte contre les changements climatiques, est toujours à la remorque. En effet, parmi tous les pays du G7 qui participeront à la Conférence de Paris de 2015, la cible canadienne de réduction des émissions de GES sera la plus faible. « Il y a une fracture immense entre la vision canadienne et la vision québécoise en matière de lutte contre les changements climatiques. Jamais cela n’a été aussi clair », a ajouté Sylvain Gaudreault.

Le Parti Québécois rappelle qu’un Québec indépendant reste la seule voie possible pour affirmer nos choix. « Comme dans tous les autres domaines, en matière environnementale, les Québécoises et les Québécois doivent être maîtres de leurs décisions. Si on considère cette fracture si profonde, on ne peut affirmer avec sérieux que deux gouvernements peuvent gérer en toute cohérence le domaine de l’environnement. Il faut que le gouvernement du Québec prenne acte de ce nouvel affront d’Ottawa et qu’il agisse en conséquence », a pour sa part affirmé Stéphane Bergeron.

Enfin, les députés demandent au gouvernement du Québec d’appeler le projet de loi 390 du Parti Québécois afin d’affirmer la souveraineté environnementale du Québec. « Le gouvernement du Québec doit immédiatement faire un geste fort afin d’envoyer un message à Ottawa », ont conclu les députés.