Un nouveau registre si nécessaire
vendredi 14 décembre, 2012
Facebook
Twitter

Québec – « Je tiens à saluer la décision annoncée aujourd’hui par le ministre Dutil d’aller devant les tribunaux pour sauver la portion québécoise du registre des armes à feu. Face à l’adoption imminente du projet de loi C-19 par la Chambre des communes du Canada, les élus de l’Assemblée nationale doivent parler d’une seule voix et porter la position de la majorité des Québécois. Dans l’intérêt de la nation et tant que le gouvernement respectera et défendra le consensus québécois, nous l’appuierons », a affirmé le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

« Le gouvernement fédéral s’apprête non seulement à abolir le registre des armes à feu, mais également à détruire les données qui s’y trouvent déjà, c’est inacceptable! Cela illustre le dysfonctionnement du régime fédéral canadien, puisque l'entêtement du gouvernement fédéral pourrait forcer les Québécois à payer une deuxième fois pour quelque chose qu’ils ont déjà payé et qui est fonctionnel! Le Québec ne pouvait rester les bras croisés devant cette nouvelle rebuffade du Canada, il était grand temps que le gouvernement libéral s’en aperçoive », a ajouté Bernard Drainville.

« Même si nous espérons que le Québec l’emporte devant les tribunaux, il serait irresponsable de ne pas envisager un revers et conséquemment que les données québécoises du registre soient détruites. Ce matin, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a affirmé que ses propres fonctionnaires estimaient le coût d’un nouveau registre à 35 millions de dollars. Si cela s’avère, le Parti Québécois croit que nous n’aurions d’autre choix que de nous tourner vers cette option », a déclaré Stéphane Bergeron, député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

« Pas question d’espérer un sursaut de lucidité à Ottawa. Si le gouvernement fédéral ne veut pas s’occuper correctement du contrôle des armes à feu, le Québec, lui, prendra ses responsabilités. Le recours juridique est certes devenu nécessaire, mais il faut, entre-temps, assurer la préservation des données du registre. N’oublions d’ailleurs pas notre motion du 2 novembre dernier, adoptée unanimement, qui s’énonçait ainsi : Que l'Assemblée nationale exige du contrôleur des armes à feu qu'il prenne toutes les mesures nécessaires afin de préserver l'intégralité des données québécoises inscrites au registre des armes à feu », a conclu Stéphane Bergeron.