« Un gouvernement du Parti Québécois élargira au maximum le rayonnement international du Québec » - Pauline Marois
jeudi 19 avril, 2012
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Montréal – « Un gouvernement du Parti Québécois élargira au maximum le rayonnement international du Québec. » C'est l'engagement pris aujourd'hui par la chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, alors qu'elle présentait les intentions du Parti Québécois en matière de relations internationales devant les invités du Conseil des relations internationales de Montréal.

La politique étrangère d'un gouvernement du Parti Québécois s'articulera autour de trois grands axes : l'ouverture au commerce international, la culture comme vitrine internationale du Québec et la Francophonie comme aire privilégiée ainsi que la coopération internationale.

L'ouverture au commerce international

Le Québec est et a toujours été une société commerçante et figurerait parmi les 10 pays à l'économie la plus ouverte sur le monde. Le Parti Québécois a toujours été en faveur du libre-échange. Nous entendons le demeurer et même accroître notre ouverture en diversifiant nos marchés, tout en travaillant à développer nos relations commerciales avec les États-Unis, notre premier partenaire économique. Notre objectif consiste à réduire, puis à transformer notre déficit en surplus commercial. Pour ce faire, nous proposons que le Québec prenne le virage de l'indépendance énergétique.

« Avec l'indépendance énergétique, le Québec sera un endroit très attirant pour les investisseurs internationaux et il pourra exporter son expertise à travers le monde. Nous poursuivons un triple objectif. Nous voulons réduire nos importations de pétrole et du coup réduire notre immense déficit commercial. Nous travaillerons à augmenter nos exportations dans le secteur des technologies propres, notamment en matière de transports, jusqu'à l'atteinte de l'équilibre ou mieux encore, d'un surplus commercial. Nous voulons également faire du Québec un chef de file nord-américain de la lutte aux changements climatiques », a expliqué Pauline Marois, en assurant que l'indépendance énergétique sera le plus vaste chantier économique depuis celui de la Baie James.

La culture et la Francophonie

La culture et la Francophonie constituent un axe de développement majeur de la politique étrangère du Parti Québécois. Il s'agit de la meilleure vitrine qui soit pour le Québec dans le monde.

« Nos créateurs et nos artistes contribuent fortement à notre image de marque. La culture est un véritable moteur économique tant ici qu'à l'international, que ce soit comme attrait touristique ou comme secteur d'exportation », a tenu à préciser Pauline Marois, en ajoutant que la langue française, socle de l'identité québécoise, nous impose la vigilance sur notre territoire, mais aussi d'être très actifs sur la scène internationale.

Le Parti Québécois renforcera aussi nos capacités à l'étranger. Nous songeons à un modèle qui ne pourra se déployer pleinement qu'avec les moyens financiers d'un pays souverain. Ce modèle est celui d'Espace Québec. Dans ces lieux sera rassemblé le personnel du Québec à l'étranger et des espaces seront mis à la disposition de nos entrepreneurs et de nos artistes.

« Il faut s'assurer de mieux nous faire connaître, de tisser des liens, de permettre aux Québécois de faire rayonner notre savoir-faire dans les pays où nous entretenons des relations privilégiées. Ce sera l'occasion pour le Québec d'oser et d'innover comme nous savons si bien le faire », a-t-elle expliqué.

La coopération internationale

Nous avons ici une grande tradition, beaucoup d'expertises et de nombreux organismes de coopération internationale. Le Québec a toujours été très actif en aide et en coopération internationales et nous entendons le demeurer. Les modifications dans l'attribution du financement par l'Agence de coopération et de développement économique (ACDI) en juillet 2010 ont cependant heurté de plein fouet les organismes québécois.

« Si le Parti Québécois est porté au pouvoir, nous proposons de rapatrier du gouvernement fédéral la part québécoise du budget de l'ACDI. Nous travaillerons avec la communauté de coopération internationale québécoise pour jeter les fondements d'une future Agence québécoise d'aide au développement », a assuré Pauline Marois, en ajoutant qu'il s'agit non seulement de mettre en œuvre notre solidarité, mais aussi de tisser des liens culturels, techniques et d'affaires.

« Nous voulons que le Québec devienne un acteur à part entière de la communauté internationale. Nous voulons que le Québec puisse parler de sa propre voix dans le monde. La capacité du Québec d'agir en toute liberté dans le monde lui a toujours fait défaut. C'est encore plus vrai à notre époque, alors que les questions internationales prennent une importance de plus en plus grande dans notre vie. Dans ce contexte, les relations internationales sont une question de tout premier ordre pour notre formation politique », a conclu Pauline Marois.