Un autre exemple du peu d’intérêt du gouvernement libéral pour les régions
vendredi 24 octobre, 2014
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Québec, le 24 octobre 2014 – À la suite de l'annonce de la création de l'Institut nordique du Québec, le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, de ressources naturelles et de développement nordique, Bernard Drainville, et le député de Gaspé et porte-parole en matière de développement des régions, Gaétan Lelièvre, s’interrogent quant à la réelle volonté du gouvernement libéral d'inclure les régions dans la version 2.0 du Plan Nord.

« Encore une fois, le premier ministre Philippe Couillard démontre le peu d'intérêt qu'il a pour les régions du Québec. Après le projet de loi 10 du ministre Barrette, qui vise à restructurer le réseau de la santé en déplaçant des emplois et des pouvoirs décisionnels vers les grands centres, le gouvernement annonce qu'il crée l'Institut nordique du Québec, et ce, sans inclure ni même consulter l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l'Université du Québec à Chicoutimi. Ces institutions d’enseignement et de recherche possèdent pourtant une expertise considérable dans les domaines reliés au territoire nordique et au secteur minier », a déclaré Bernard Drainville.

« L’abolition envisagée des conférences régionales des élus, les compressions dans le financement des centres locaux de développement, l’abolition du modèle des carrefours jeunesse-emploi et la diminution de 20 % des crédits d'impôt pour les régions-ressources ne sont que quelques exemples qui démontrent qu’aucun ministre ne se lève dans ce gouvernement pour défendre les régions. L’absence de consultation des universités en région pour la création de l'Institut nordique du Québec s’inscrit dans la même logique », a ajouté Gaétan Lelièvre.

Si le gouvernement libéral veut lancer un nouveau Plan Nord, il a le devoir de consulter les communautés nordiques, notamment les nations autochtones, pour obtenir leur adhésion. Le Plan Nord doit en effet être défini en concertation avec ces communautés, pour répondre aux défis auxquels elles sont confrontées.

« Le gouvernement libéral devra, cette fois-ci, prendre en compte les aspirations de l’ensemble des Québécois. Plusieurs organismes et municipalités voudraient s’impliquer dans la planification ou la gouvernance du Plan Nord; malheureusement, ils n’y ont pas encore été invités. Pourtant, ceux-ci auraient de nombreuses pistes de solution à proposer. Le gouvernement doit corriger le tir et se mettre à l'écoute des communautés, des municipalités et des organismes directement concernés par le développement nordique. C'est une question de respect », a conclu le député de Marie-Victorin.