Travaux sylvicoles : « Encore des promesses brisées » - Denis Trottier
mardi 10 juillet, 2012
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Québec – Le député de Roberval et porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêts, Denis Trottier, s'inquiète pour l'avenir des travailleurs sylvicoles des régions du Québec qui pourraient être forcés au chômage en raison des engagements non respectés du gouvernement de Jean Charest. « Malgré la promesse du gouvernement de maintenir intégrales les sommes allouées pour les travaux sylvicoles au cours de l'année, des informations contradictoires inquiétantes circulent et font craindre le pire. Ainsi, de nombreux travailleurs risquent d'être mis à pied d'ici quelques semaines en raison de compressions dans les budgets. »

Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, s'était pourtant engagé, lors de l'étude des crédits en mai dernier, à ce que les 189 millions de dollars annoncés servent uniquement et en totalité aux activités sylvicoles, ce qui n'est plus le cas. « Le ministre s'était aussi engagé à mettre en place un programme pour soutenir les propriétaires de machinerie forestière. Nous constatons qu'il n'y a toujours rien sur la table. Visiblement, le ministre n'a pas tenu parole. Ce sont encore des promesses brisées », a-t-il ajouté.

Le député de Roberval rappelle que le moment le plus important de la saison pour les travaux sylvicoles se déroule présentement. « Nous sommes en juillet et, depuis quelques semaines seulement, le gouvernement fait des annonces sur les travaux sylvicoles et sur le programme de mise en valeur du milieu forestier- Volet II, mais sur le terrain, c'est autre chose. Ainsi, on annonce des coupes importantes au moment où ces entreprises doivent être soutenues. Ce sont des centaines de travailleurs qui feront encore les frais des mauvaises décisions du gouvernement. »

Denis Trottier est inquiet de la situation vécue par certains entrepreneurs forestiers, notamment au Lac-Saint-Jean, et des conséquences à venir. Il souhaite que les deux parties puissent discuter afin d'en arriver à une entente et de relancer rapidement les travaux.

Un gouvernement du Parti Québécois posera des gestes concrets pour la forêt. « Nous croyons fermement en l'industrie forestière et en la forêt québécoise. Les positions que nous défendons depuis si longtemps le démontrent bien. Nous poserons les gestes nécessaires. Il faut développer la fierté des Québécoises et des Québécois envers cette ressource qui est noble, écologique et renouvelable. Nous allons redonner espoir aux régions québécoises et rendre à la forêt ses lettres de noblesse », a conclu Denis Trottier.