Travailleurs du milieu de la culture - Le Québec ne peut se priver de tous ces talents; il faut bonifier l’aide offerte!
dimanche 24 janvier, 2021
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Montréal, le 24 janvier 2021 – Inquiets de voir de plus en plus de travailleurs du milieu culturel perdre leur emploi et réorienter leur carrière en raison de la pandémie, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, et le député de Matane-Matapédia, chef parlementaire et porte-parole du Parti Québécois en matière de culture, Pascal Bérubé, appellent le gouvernement, notamment la ministre de la Culture, Nathalie Roy, à agir rapidement pour rassurer les artistes et mieux les soutenir.


EN BREF

  • Le quart des travailleurs culturels ont perdu leur emploi à cause de la pandémie, et beaucoup ont dû se reconvertir.
  • Les mesures d’aide annoncées sont souvent inadéquates ou mal adaptées à la réalité du milieu.
  • L’aide doit être bonifiée pour mieux répondre aux besoins et s’étendre au-delà du 31 mars prochain, car on peut difficilement envisager une réouverture complète des lieux de diffusion dans un avenir proche. 

 

Le milieu de la culture est sans doute l’un des plus touchés par la crise. « On estime à 150 000 le nombre d’artistes et d’artisans du domaine culturel au Québec; parmi eux, un sur quatre aurait perdu son emploi à cause de la pandémie. Plein de ressources, ces gens-là se sont retroussé les manches et ont cherché du travail ailleurs, au sein d’une autre sphère professionnelle, parfois bien loin des arts; mais peut-on vraiment se passer de tout ce talent? », demande Paul St‑Pierre Plamondon.

Pour expliquer cette hémorragie, le chef du Parti Québécois pointe du doigt les mesures de soutien gouvernementales, bien mal adaptées à la réalité du milieu culturel, particulièrement dans les régions. « L’aide offerte aux diffuseurs et aux producteurs leur a permis de vivoter temporairement, mais elle est bien loin de suffire aux besoins. De plus, les mesures ont rapidement montré leurs limites, l’aide d’urgence de 50 M$ pour les diffuseurs ne s’est pas toujours rendue chez les petits diffuseurs en région. Or, tout cela a des répercussions importantes sur les artistes, les travailleurs du secteur ainsi que sur l’accessibilité à la culture », a‑t‑il ajouté, mentionnant également que pour les artistes émergents ou indépendants, la réalité de la pandémie frappe encore plus durement.

Le chef parlementaire abonde dans le même sens, soulignant que les seuls à être choyés par la ministre de la Culture sont peut-être les organismes de sa circonscription, Montarville; en effet, ceux-ci profitent de son budget discrétionnaire, et ce, de façon disproportionnée. « Nous avons d’ailleurs demandé à la vérificatrice générale d’examiner ces pratiques; les budgets discrétionnaires des ministres doivent être accessibles aux organismes de toutes les régions, d’autant plus qu’il y a partout de réels besoins », a-t-il rappelé. 

Réaliste, Pascal Bérubé est d’avis qu’on doit agir maintenant en prévision des mois à venir. « Les mesures de soutien viennent à terme le 31 mars prochain. Qu’arrivera-t-il après cette date? Quel sort attend les institutions culturelles, les artistes et les travailleurs du secteur? La ministre Roy doit dès aujourd’hui rassurer le milieu et prévoir une façon de l’épauler avec des mesures bonifiées car, selon toute vraisemblance, on devra encore s’armer de patience; on peut en effet difficilement prévoir une reprise normale des activités à court, même à moyen terme. Si la culture est réellement une priorité pour le gouvernement caquiste, il doit faire en sorte de garder nos experts et nos talents bien en vie; le nationalisme, ça passe et ça s’exprime entre autres par nos artistes! », a conclu le chef parlementaire du Parti Québécois.

 

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SOURCE :     Lucas Medernach

                     Directeur des communications

                     Parti Québécois

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