Terrains de ZEC vendus à des intérêts privés en Mauricie : avec le Parti libéral, c'est le retour au club privé de chasse
mardi 19 avril, 2011
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Québec – Le député de Matane et porte-parole de l’opposition officielle en matière de tourisme, de faune et de pêcheries, Pascal Bérubé, a questionné le ministre Serge Simard lors de l’étude des crédits du ministère des Ressources naturelles et de la Faune hier après-midi. Il l’a entre autres interrogé sur la privatisation d’un territoire public de la ZEC Wessonneau, dans la région de la Mauricie, qui a été faite sans aucune consultation avec les gestionnaires de la ZEC. En effet, plus de 325 hectares du territoire de la ZEC sont récemment devenus la propriété d’une entreprise privée s’apparentant à un club de chasse.

« Une entreprise privée offrirait maintenant des droits de chasse au gros gibier pour la somme de 1000 $, privant ainsi les utilisateurs de la ZEC d’un territoire fertile. On croirait revenir à l’époque des clubs privés d’antan », a affirmé le député de Matane. « Le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune doit absolument intervenir afin que cette erreur ne devienne pas un précédent et que les zones d’exploitation contrôlée le restent », a-t-il poursuivi.

Le Parti Québécois a mis sur pied les zones d'exploitation contrôlée en 1978 dans le but de prendre la relève des clubs privés. La gestion de ces zones est confiée à des organismes sans but lucratif. Ceux-ci voient à la gestion et à la conservation de la faune sur les territoires québécois. L’idée des ZEC repose sur les principes de conservation de la faune, d’accessibilité à la ressource faunique, de participation des usagers et d’autofinancement des opérations. « Il ne faudrait pas revenir aux pratiques d’avant 1978. Malheureusement, le ministre nous laisse croire que c’est ce qu’il veut », a continué Pascal Bérubé.

« Le ministre Simard nous répond que redonner le terrain à la ZEC Wessonneau est une solution inacceptable. Inacceptable pour qui? Est-ce que le ministre pourrait se porter à la défense des chasseurs et pêcheurs du Québec qui ont droit d’avoir accès gratuitement aux territoires publics? », a questionné le député.

« On se demande également ce que pense la ministre responsable de la Mauricie, Julie Boulet, de cette situation qui se déroule dans sa circonscription?, a questionné Pascal Bérubé. Interviendra-t-elle auprès de son collègue afin que la situation se régularise ou elle fermera les yeux? », a conclu le député.