Taux d’intérêt usuraire d’Hydro-Québec - Le ministre Arcand est-il complètement insensible?
mercredi 27 mai, 2015
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Québec – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, a vivement dénoncé le fait que la société d’État Hydro-Québec, propriété de l’ensemble des Québécois, impose un taux d’intérêt ridiculement élevé aux clients qui peinent à joindre les deux bouts.

« On a fait état, dernièrement, de plusieurs pratiques discutables ayant cours chez Hydro-Québec : investissements de 1 G$ pour une ligne de transport dont la nécessité n’est pas démontrée, installation de compteurs intelligents sur des maisons appelées à être démolies, 67 M$ en frais de relève facturés, alors que l’opération, en principe, n’existe plus… Pendant ce temps, la société d’État impose un taux d’intérêt annuel de 14,4 % aux familles québécoises qui peinent à payer leur facture d’électricité – elles sont quelque 300 000 à avoir conclu une entente de remboursement avec Hydro-Québec. Est-ce que le ministre trouve cette situation normale? Estime-t-il ce taux d’intérêt raisonnable? », a demandé le député, ce matin, au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand. Celui-ci ne s’est d’ailleurs pas ému de la situation, préférant faire diversion plutôt que de la prendre en main. Le Parti libéral serait-il tellement obnubilé par sa crainte du nouveau chef de l’opposition officielle qu’il en devient incapable de défendre les contribuables du Québec?

Par ailleurs, dans son rapport déposé ce matin à l’Assemblée nationale, la vérificatrice générale critique sévèrement Hydro-Québec pour avoir vendu une turbine neuve d’une valeur de quelque 80 M$ pour seulement 75 000 $. Elle parle d’une évaluation « peu rigoureuse » du matériel et questionne l’ardeur avec laquelle la société d’État a cherché les acquéreurs potentiels.

« Manifestement, Hydro-Québec a des devoirs à faire; d’une main, elle liquide les actifs des Québécois et, de l’autre, elle leur impose un taux d’intérêt scandaleux. Les clients d’Hydro-Québec sont donc captifs, puisqu’il s’agit d’un monopole d’État, et c’est d’autant plus ironique qu’ils en sont aussi les propriétaires. Le ministre doit s’engager à mettre fin à cette pratique indécente », a exigé Bernard Drainville.