« Soyons fermes pour nos agriculteurs et nos créateurs »
vendredi 31 août, 2018
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Le chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée, a joint sa voix à celles de l’UPA et des autres formations politiques pour défendre la gestion de l’offre et les agriculteurs du Québec, menacés par la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Pour lui, c’est clair : le Parti Québécois ne saisira pas l’Assemblée nationale d’une nouvelle mouture de l’ALÉNA qui ignorerait les intérêts des agriculteurs et des artistes et créateurs québécois.


EN BREF

  • Les agriculteurs québécois ont assez donné; la gestion de l’offre doit être protégée dans son intégralité.
  • Le front commun qu’ont affiché les partis aujourd’hui – malgré l’absence du chef de la CAQ – a envoyé un
    message clair qu’Ottawa ne peut ignorer.
  • Un gouvernement du Parti Québécois n’accepterait aucune concession quant à la gestion de l’offre et à la clause
    d’exception culturelle.


« Aujourd’hui, le Québec est à risque. Lors des deux dernières rondes de négociation entourant un accord de libre-échange, le Canada a sacrifié le lait et le fromage québécois au profit du bœuf et d’autres exportations de l’Ouest. Ces concessions privent chacune de nos fermes familiales de 30 000 $ de revenus par année. Les agriculteurs ont assez donné! C’est pourquoi nous demandons depuis maintenant une semaine que l’ensemble des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale affirment, d’une seule voix, que le Québec n’acceptera aucune concession qui remettrait en cause la gestion de l’offre au Québec », a déclaré Jean-François Lisée. Aussi, le chef du Parti Québécois a tendu la main à ses homologues du Parti libéral du Québec et de la Coalition Avenir Québec, ainsi qu’à la co-porte-parole de Québec solidaire, afin que tous signent une déclaration commune qui déterminerait clairement les conditions nécessaires pour que le Québec entérine un nouvel ALÉNA. Un seuil minimal d’exigences, en somme.


« Malheureusement, mon appel au front commun, à l’unité des forces, n’a reçu que des réponses alambiquées. Par chance, l’UPA nous a tous invités à prendre part à une conférence de presse conjointe, question de montrer que les quatre partis se serrent les coudes pour défendre les agriculteurs et l’identité culturelle du Québec. Malgré le court délai, tous ont réorganisé leur agenda et y étaient. Tous, sauf François Legault. Ce qui m’amène à me questionner sur ses priorités : pourquoi, ce matin, François Legault a-t-il privilégié sa campagne électorale, au détriment d’une démonstration de force et d’unité en appui à la gestion de l’offre? », a soulevé M. Lisée.


Le chef a profité de l’occasion pour réitérer qu’un gouvernement du Parti Québécois ne saisirait pas l’Assemblée nationale d’une nouvelle entente sur le commerce nord-américain qui ignorerait les intérêts des agriculteurs et des créateurs québécois. « Premier ministre, jamais je ne déposerais un accord qui augmenterait les contingents de produits laitiers au-delà de ce que le Canada a déjà concédé dans les autres accords internationaux, qui n’aurait pas d’abord donné une compensation pleine et entière aux agriculteurs pour les concessions qu’ils ont déjà faites dans les ententes avec l’Europe et transpacifique, et qui démantèlerait les mécanismes de la gestion de l’offre, incluant le lait de classe 7. Et jamais je ne soumettrais aux élus du Québec une entente qui ferait fi de la clause d’exception culturelle », a-t-il soutenu.

« Nous voulions et nous devions, aujourd’hui, envoyer un message on ne peut plus clair, on ne peut plus ferme. C’est ce
que nous avons fait, et j’en suis très fier », a conclu Jean-François Lisée.

 

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