Sommet sur l’accessibilité aux soins de santé - Le Parti Québécois propose des solutions de rechange au projet de loi 20
samedi 9 mai, 2015
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Montréal – À l’occasion du Sommet interdisciplinaire sur l’accessibilité aux soins de santé organisé par le Regroupement des médecins omnipraticiens pour une médecine engagée, la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, a pris la parole devant quelques centaines de personnes réunies pour discuter de solutions pouvant améliorer l’accès aux services et aux soins de santé au Québec.

« Étant donné l’improvisation du ministre de la Santé – qui perturbe notre système de santé sans consultation préalable – et son intransigeance, nous nous réunissons aujourd’hui pour lui lancer un message : son approche n’est pas la bonne et le «mur à mur», ça ne fonctionne pas. Une solution aussi simpliste que le projet de loi 20 ne permettra pas de régler un problème aussi complexe que celui du manque d’accessibilité à notre système de santé public. S’il veut vraiment améliorer la situation, le ministre doit rassembler tous les acteurs concernés et susciter leur mobilisation autour de solutions réalistes, dont les effets se traduiront par moins d’attente à l’urgence, par un meilleur accès aux médecins de famille et aux autres professionnels, ainsi que par une réelle interdisciplinarité », a déclaré Diane Lamarre.

Des solutions humaines

La députée a par ailleurs souligné l’importance d’élaborer des solutions en fonction des besoins de la population, et non en fonction de ceux des professionnels de la santé. Elle a rappelé que les grands utilisateurs de nos urgences, soit quelque 250 000 patients, représentent à eux seuls près de 50 % des hospitalisations. Or, la collaboration interdisciplinaire pourrait éviter un bon nombre de recours à l’hôpital et assurer, en plus, une diminution des rechutes. Pour l’ensemble des citoyens, il faut planifier une meilleure trajectoire de soins. Le taux d’occupation à l’urgence n’est qu’un symptôme, car les vrais problèmes de notre système de santé se situent avant et après. Parmi les pistes d’action qui permettront de désengorger les urgences, de faire face au vieillissement de la population et, surtout, d’économiser des sommes importantes qu’on pourra ensuite réinvestir dans les soins et la prévention, la députée a notamment proposé de :

  • concrétiser une réelle interdisciplinarité entre les professionnels de la santé;

  • prendre le virage vers les soins et le soutien à domicile;

  • s’activer à informatiser le réseau de la santé;

  • s’assurer d’une plus grande imputabilité de chacun des acteurs;

  • placer les patients au cœur des solutions et adopter une approche de responsabilité populationnelle, basée sur les besoins des Québécois.

« Je tiens à saluer les instigateurs et instigatrices de ce sommet; ils ont réussi à mobiliser un nombre important de citoyens, de professionnels de la santé, d’étudiants et de représentants d’associations et de fédérations provenant de tout le réseau de la santé. Ensemble, aujourd’hui et demain, ils discuteront de l’accès aux soins et proposeront des solutions porteuses pour l’avenir de notre réseau de santé public. Je les remercie encore une fois pour leur engagement quotidien et leur volonté de faire en sorte que notre système de santé soit accessible à tous, au bon moment, et, surtout, proportionnellement efficace aux sommes substantielles qui y sont consacrées », a conclu la députée de Taillon.