Soins à domicile - Le Parti Québécois demande au gouvernement d’adopter un décret pour améliorer les conditions des préposés aux bénéficiaires
vendredi 22 mai, 2020
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Québec, le 22 mai 2020 – Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Joël Arseneau, le député de Rimouski et porte-parole en matière de services sociaux et pour les aînés, Harold LeBel, ainsi que le député de Bonaventure et porte-parole en matière de travail, Sylvain Roy, accueillent positivement la nouvelle position du gouvernement en faveur des soins à domicile. Cependant, ils soulignent que pour que ça fonctionne, les travailleurs du secteur, notamment ceux du privé, doivent jouir d’une reconnaissance accrue.

EN BREF

  • Appuyer davantage les soins à domicile est certainement la chose à faire; mais les travailleurs du secteur, majoritairement issus du privé, méritent beaucoup mieux.
  • Le Parti Québécois, se faisant l’écho de plusieurs groupes, demande au gouvernement d’adopter un décret permettant de hausser immédiatement le salaire de ces travailleurs dévoués.
  • Si on n’agit pas rapidement, on risque de se retrouver avec une pénurie importante de main‑d’œuvre en soins à domicile, alors que la situation est déjà précaire à certains endroits.

Le Parti Québécois réclame depuis des années qu’on mette l’accent sur les soins à domicile, une façon plus humaine et moins coûteuse de prendre soin des gens. Or, mercredi dernier en commission virtuelle, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a déclaré qu’elle soutenait l’idée. Joël Arseneau s’en réjouit. « Le virage est plus que souhaitable. Les personnes âgées, en perte d’autonomie ou handicapées tiennent, pour la vaste majorité, à demeurer à la maison. On doit donc leur fournir des services. Mais encore faut-il qu’on reconnaisse les travailleurs du secteur à leur juste valeur, entre autres ceux du privé », a-t‑il insisté.

C’est en effet primordial, puisque 80 % des services à domicile sont fournis par des préposés issus du privé. « À l’heure actuelle, dans le public, le taux horaire se situe entre 21 et 25 $. Mais les préposés du privé gagnent autour de 14, 15 $ de l’heure. Il est urgent que le gouvernement adopte un décret permettant de hausser ce salaire », a poursuivi Harold LeBel, réitérant les propos qu’il adressait, le 24 avril dernier, au ministre du travail, Jean Boulet, en commission virtuelle.

D’ailleurs, le 28 avril, la même demande a été faite au ministre par le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES) et le Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale d’aide à domicile (EÉSAD). Depuis, malgré l’urgence, ces groupes, bien d’autres et, surtout, les préposés sont dans l’attente.

« À en croire les derniers échanges, les négociations dans le secteur public vont certainement permettre la bonification des salaires des préposés de 12 %. En comparaison, on n’offre que des primes temporaires de 8 % à ceux du privé. Alors, on a un double problème : d’une part, on manque de main-d’œuvre, parce que les préposés sont tentés d’aller travailler en CHSLD, et, d’autre part, il va être de plus en plus difficile de recruter », a pour sa part prévenu Sylvain Roy.

Bref, s’il souhaite réellement soutenir les soins à domicile, le gouvernement doit bouger et adopter dans les meilleurs délais un décret qui donnera aux préposés aux bénéficiaires des conditions reflétant toute l’importance de leur fonction, et toute la considération que leur travail mérite.

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