S'entraider : le Parti Québécois propose d'encadrer les pratiques des agences de placement temporaire
dimanche 26 août, 2012
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Montréal – La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, s'engage à mieux encadrer les agences de placement temporaire qui offrent des services de personnel dans tous les domaines d'emploi. « Il s'agit d'une industrie qui est en plein essor au Québec. Les gens qui sont à l'emploi de ces agences sont souvent vulnérables et connaissent mal les lois et les règlements qui encadrent le travail au Québec. Certaines pratiques des agences sont parfois douteuses. Il est plus que temps de les encadrer adéquatement », a expliqué Pauline Marois.

Un gouvernement du Parti Québécois fera adopter une loi qui instaurera trois mesures spécifiques pour encadrer les pratiques de ces agences de placement. D'abord, l'obtention d'un permis d'opération sera rendue obligatoire, un formulaire de renseignements sur les conditions d'emploi sera aussi obligatoire et finalement, un principe de coresponsabilité entre les agences et les entreprises clientes sera établi.

La situation des travailleuses et des travailleurs d'agences de placement est particulière. D'une part, il y a l'agence qui embauche du personnel et le paie. D'autre part, il y a le client de l'agence qui supervise le travailleur et le dirige au quotidien. La personne embauchée est payée par l'agence, mais elle travaille pour son client. Le fait d'être coincée entre deux entreprises place la personne salariée d'agence dans une situation difficile par rapport aux droits du travail. En théorie, les mêmes droits devraient s'appliquer, mais en pratique l'application de ces droits est souvent plus difficile.

« Nous voulons mieux encadrer les pratiques de ces agences pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs. Certains ne connaissent ni leur horaire ni leur salaire ni même le nom de la compagnie qui les embauche. Ces pratiques doivent cesser. Le travailleur est souvent le grand perdant dans la relation entre l'agence et l'employeur. On remarque que l'employeur a tendance à se déresponsabiliser face à cet employé, traité comme s'il était de second ordre. Nous rendrons aux travailleuses et aux travailleurs leur juste place. Nous avons un devoir moral de nous assurer qu'ils soient traités avec dignité et respect », a conclu Pauline Marois.