S'enrichir : le Parti Québécois veut engager le Québec sur la voie de la souveraineté alimentaire
vendredi 17 août, 2012
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Lévis – La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, s'engage à adopter une politique de souveraineté alimentaire si le Parti Québécois est porté au pouvoir le 4 septembre. « L'industrie agroalimentaire est un secteur économique essentiel au Québec. Cette industrie fait partie de notre identité et elle est intimement liée à la manière dont nous occupons notre territoire et développons chacune de nos régions. Le gouvernement libéral se contente de consulter depuis plusieurs années sans agir. Le Parti Québécois a un programme ambitieux en matière d'agriculture. Pour nous, l'heure n'est plus à la consultation. Il faut passer en mode action. Nous voulons acquérir notre souveraineté alimentaire », a assuré Pauline Marois.

La politique de souveraineté alimentaire du Parti Québécois aura pour principal objectif de faire passer de 33 à 50 % la proportion des aliments du Québec que nous consommons. Les avantages d'une telle politique sont nombreux. Elle permet la création de plusieurs emplois, des investissements privés importants dans toutes les régions et avive notre fierté de consommer des produits de chez nous.

Nous allons moderniser la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Cette loi est l'une des réalisations dont le Parti Québécois est le plus fier. Nous sommes toutefois confrontés à de nouvelles réalités et des gestes doivent être posés en fonction de celles-ci. Nous modifierons les lois en vigueur pour interdire l'achat des terres par des fonds spéculatifs. Le Parti Québécois prend aussi l'engagement de recentrer La Financière agricole. Elle recommencera à soutenir l'industrie agricole et ses producteurs.

« Si chaque consommateur québécois achetait 30 dollars de plus d'aliments de chez nous chaque année, c'est un milliard de dollars qui serait investi dans notre économie au cours des cinq prochaines années. La proportion des aliments consommés issus du Québec a chuté de 45 points de pourcentage depuis le milieu des années 1980. Il faut renverser cette tendance le plus rapidement possible », a-t-elle déclaré à la suite de sa rencontre avec des membres de l'Union des producteurs agricoles.

« Ce type de rencontre est l'occasion de bien saisir les préoccupations des agriculteurs et de leurs représentants. La rencontre de ce matin me permet d'affirmer sans aucune gêne devant vous que le Parti Québécois est non seulement le parti des régions mais le parti des agriculteurs! Les échanges que nous avons eus confortent les orientations prises par le Parti Québécois. Nous avons su, au cours des dernières années, prendre la défense des agriculteurs. Nous l'avons fait parce que nous croyons au potentiel agricole du Québec », a assuré Pauline Marois, en présentant son équipe de candidats issus du monde agricole : André Simard, Clément Pouliot, André Beaudoin, Marie Bouillé, Daniel Goyer et François-Gycelain Rocque.

« Faire le choix de la souveraineté alimentaire comme le propose le Parti Québécois, c'est encourager une agriculture à visage humain. C'est aussi faire le choix d'offrir une belle qualité de vie aux gens qui vivent de leur terre et de leur production. L'industrie agroalimentaire est un secteur économique essentiel et nos actions le démontreront », a conclu Pauline Marois.