Sanctions imposées pour les places fantômes - Le gouvernement libéral va de l’avant, le Parti Québécois défendra les parents
jeudi 15 janvier, 2015
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Québec – Alors que débutent les consultations particulières en lien avec le projet de loi 27 sur les services de garde éducatifs, le député de Terrebonne et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Mathieu Traversy, a demandé de nouveau à la ministre de reculer sur les sanctions imposées aux parents, ce qu’elle refuse de faire.

« J’étais, ce matin, en face de la ministre de la Famille pour réclamer qu’elle recule sur la sanction financière qu’elle veut imposer aux parents. Je lui demande d’être à l’écoute des familles et du milieu des services de garde, qui sont très inquiets des actions du gouvernement libéral. Pourquoi entretenir ce flou sur les sanctions et sur les nouvelles façons de faire de son ministère? Le projet de loi 27 est improvisé et ne s’attaque pas aux vrais problèmes, qui sont la rareté des places et le manque de souplesse dans l’offre de services de garde. Par ailleurs, le financement des services de garde doit pouvoir profiter de davantage de flexibilité afin de permettre le développement des places à temps partiel ou à horaire atypique », a déclaré Mathieu Traversy.

« Tout comme les intervenants entendus ce matin, nous croyons que la ministre de la Famille doit mettre en place les comités de travail nécessaires pour approfondir les recommandations du rapport du Chantier sur la qualité et la pérennité des services de garde et sur l’optimisation de leur financement, réalisé par Maurice Boisvert. Le rapport n’était pas une fin en soi; c’était un point de départ. Un problème aussi complexe nécessite des solutions flexibles et réfléchies », a ajouté le député.

Mathieu Traversy a par ailleurs déploré l’absence de Québec solidaire en commission parlementaire; visiblement, le parti n’a pas cru bon de venir entendre les participants et défendre le fait que les parents ne doivent pas être sanctionnés.

Prête-noms dans les garderies privées subventionnées

« La ministre Francine Charbonneau a candidement admis, ce matin, qu’une garderie privée subventionnée était probablement un marché intéressant pour les gens qui veulent faire de l’argent. Un cas de prête-nom ayant été mis au jour par Radio-Canada, qu’entend-elle faire pour que les règles soient respectées et que le bien-être des enfants soit la priorité absolue? », a conclu le député du Parti Québécois.