Respect des aînés : aucune protection supplémentaire pour les aînés évincés d'une résidence privée
vendredi 3 juin, 2011
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Québec – La députée de Crémazie et porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés, Lisette Lapointe, s’est dite désolée que le projet de loi 22, déposé ce matin par la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, ne règle aucune des situations rapportées dernièrement dans l’actualité où des aînés ont été évincés de manière cavalière des résidences Monaco, Dickson et Boisé Saint-Aubert.

« Les amendements que la ministre vient apporter au Code civil par le projet de loi 22 répondent à des revendications que les groupes de défense des droits des aînés ont depuis des années et auxquelles elle s’était engagée à répondre il y a près de deux ans, mais ne viennent en rien répondre aux problèmes que nous avons soulevés dernièrement », a déclaré Lisette Lapointe.

« La situation particulière des aînés évincés d’une résidence privée qui ferme ses portes ou qui change de vocation demeure. Cette tentative de diversion des récents problèmes que j’ai soulevés à la période de questions et dans les médias illustre un manque flagrant de respect des droits de nos aînés. Les situations où des aînés ont été évincés dans des délais qui ne respectent pas les six mois prévus au Code civil constituent toujours une menace de leurs droits et je déplore que Marguerite Blais ne fasse rien de tangible pour protéger davantage les droits des aînés hébergés en résidence privée au Québec », a ajouté Lisette Lapointe.

La députée de Crémazie réitère que lorsque des aînés en perte d’autonomie doivent se relocaliser en catastrophe, des garanties de protection doivent être mises en place afin que ceux-ci puissent continuer à bénéficier des mêmes droits que l’ensemble des Québécois