Rencontre avec la Fédération interprofessionnelle de la santé : les infirmières au cœur du virage santé du Parti Québécois
mardi 21 août, 2012
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Montréal – « Chaque jour, plus de 70 000 infirmières et infirmiers prennent soin des Québécois dans les hôpitaux et les CHSLD ou offrent des services à domicile ou ailleurs. Avec les autres professionnels de la santé, ils sont la pierre d'assise de notre système public de santé. C'est avec eux que nous prendrons le virage santé que nous proposons. » C'est ce qu'a déclaré la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, à la suite d'une rencontre avec la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent.

« Le maintien à domicile est le premier axe de notre virage santé. Pour ce faire, les infirmières et infirmiers doivent être en mesure d'assumer plus de pouvoirs, comme la prescription de médicaments reliés au traitement de certaines plaies. Ainsi, les infirmières, qui sont de véritables expertes dans ce type de soins, pourront prescrire, dans un cadre bien balisé, des médicaments pour le traitement à domicile des plaies. En traitant plus rapidement les plaies, nous évitons des complications, nous libérons du temps aux médecins afin qu'ils puissent rencontrer plus de patients et nous désengorgeons les urgences », a souligné Pauline Marois.

La chef du Parti Québécois s'est également montrée favorable à ce que les infirmières aient des responsabilités accrues; elles pourraient par exemple demander des radiographies ou des tests de laboratoire. « L'objectif est d'utiliser au maximum la compétence des infirmières et des infirmiers parce qu'ils sont les mieux placés pour prendre soin de notre monde et parce que notre système public de santé doit être plus performant et plus accessible. Nous avons soutenu les pharmaciens dans leur virage favorisant la première ligne, nous allons en faire autant avec les infirmières », a assuré Pauline Marois, en soulignant que de donner plus de responsabilités aux infirmières facilitera du même coup la vie du patient.

Un virage réalisé dans un système public de santé

La privatisation des soins de santé n'est pas une solution pour améliorer l'accès aux soins. L'exemple le plus éloquent est celui de l'utilisation des agences privées d'infirmières dans le réseau public de santé. Non seulement il en coûte 20 % de plus à l'État, mais à long terme, ces agences contribuent à l'exode des infirmières et infirmiers vers le secteur privé.

« Le privé en santé n'est pas la solution. Notre virage santé se réalisera à l'intérieur d'un système public universel, performant, accessible, qui offre des services de qualité », a conclu Pauline Marois.