Registre des armes à feu - Le gouvernement doit réclamer les données québécoises
mardi 23 juin, 2015
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Québec – À la lumière de cet important développement que constitue la remise à la justice des données québécoises du registre des armes à feu, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, demande de nouveau au gouvernement libéral d’exiger sans délai du fédéral qu’il lui remette ces données.

« On en a la preuve aujourd’hui : les données concernant le Québec existent toujours sur un disque dur externe. La seule raison pouvant expliquer le refus d’Ottawa de nous les transmettre, c’est la mauvaise foi », a déclaré le député de Verchères.

M. Bergeron rappelle que les Québécois sont en quelque sorte propriétaires de ces données, puisqu’ils ont payé pour les colliger. « C’est notamment grâce aux taxes et aux impôts payés par les Québécoises et les Québécois qu’on a pu amasser les renseignements que contenait le registre fédéral. Il est donc tout à fait légitime et souhaitable de les réclamer, ce que ferait immédiatement le gouvernement du Québec s’il se tenait un tant soit peu debout face à Ottawa. L’occasion qui lui est offerte aujourd’hui est inespérée et, s’il ne la saisit pas, il aura fait la preuve de sa négligence et de son indifférence à voir les Québécois payer une seconde fois pour recueillir les mêmes données », a-t-il poursuivi.

« Ne cherchons pas midi à quatorze heures; si le gouvernement Harper a refusé, jusqu’ici, de remettre ces données au Québec, c’est pour des raisons purement idéologiques, donc irrecevables. Le premier ministre Couillard et ses ministres doivent dès maintenant interpeller le gouvernement canadien et exiger la transmission immédiate des données québécoises du registre fédéral des armes à feu », a conclu Stéphane Bergeron.