Recul alarmant du français à Montréal et au Québec : le gouvernement doit sortir du déni et agir immédiatement
mardi 13 septembre, 2011
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Québec – À la suite de l’aveu d’inquiétude du premier ministre Charest face au recul du français au Québec, en particulier dans la région et sur l’île de Montréal, le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, de communautés culturelles et de langue, Yves-François Blanchet, réclame des gestes concrets sans tarder. « Ce sont des chiffres de 2006. Il aura fallu cinq ans pour que le premier ministre admette que ces statistiques sont préoccupantes. Il est donc urgent d’agir pour renverser cette tendance qui menace la pérennité même du français. Il était déjà tard pour que le premier ministre fasse ce constat. Les Québécois veulent qu’il agisse maintenant! »

Bien qu’il soit peu surpris des résultats de ces études, le Parti Québécois déplore vivement le recul constant du français à Montréal depuis 2001. « Tout le monde savait déjà que Montréal s’anglicisait. Maintenant, ce n’est plus une impression, c’est une réalité confirmée », a ajouté le député.

Selon Yves-François Blanchet, parmi l’avalanche de chiffres rendus disponibles vendredi dernier par l’Office québécois de la langue française, celui qui doit retenir l’attention demeure sans conteste le taux de transfert linguistique des allophones vers le français qui est de 51 %. « Je ne vois pas comment la ministre St-Pierre et le premier ministre peuvent se réjouir de cette statistique. C’est d’une insouciance stupéfiante. Ce chiffre signifie que la moitié des allophones qui adoptent une autre langue que celle de leur pays d’origine – et ils ne le font pas tous – choisit l’anglais. C’est d’autant plus alarmant que ce taux de transfert linguistique inclut les immigrants nouvellement arrivés qui avaient déjà une connaissance du français avant de s'installer au Québec et qui adoptent le français à la maison. Les autres continuent donc d’adopter massivement l'anglais. Doit-on se satisfaire du fait que Montréal soit formellement bilingue? », a demandé le porte-parole.

Un sérieux coup de barre s’impose pour la francisation des immigrants

Le gouvernement libéral doit procéder rapidement à un changement de cap et adopter des mesures nettement plus déterminantes pour franciser les nouveaux arrivants. « Les mesures actuelles ne parviennent pas à franciser les immigrants. Le constat est clair : les mesures sont insuffisantes et mal organisées. Accueillir des immigrants, c’est souhaitable, mais il faut le faire dans la reconnaissance de la langue commune de la société d’accueil : le français. Le message actuel est au mieux ambigu », a souligné le député de Drummond.

  • Le Parti Québécois propose qu’une gamme élargie de cours de francisation soit offerte aux immigrants, en particulier les soirs et les fins de semaine. Par ailleurs, il faut rendre obligatoires les cours de francisation aux immigrants n’ayant pas une connaissance fonctionnelle de la langue française.- Le Parti Québécois suggère aussi que le nombre d’immigrants accueillis soit ajusté selon les ressources disponibles pour en assurer l’intégration de façon vérifiable.- Il propose également la francisation des entreprises de 11 à 49 employés et l’application de la loi 101 au niveau collégial.

« Trop d’immigrants qui arrivent au Québec, et surtout à Montréal, ne s’intègrent pas et ne s’intègreront jamais à la société québécoise française. En laissant s’imposer un message de choix linguistique, on crée de véritables ghettos où les immigrants resteront entre eux. On ne leur rend pas service en agissant ainsi. C’est sur cet enjeu très précis que le coup de barre s’impose », a réitéré le député de Drummond.

« Pendant des années, le gouvernement libéral a dénigré les études et les statistiques alors que nous sonnions l’alarme. Maintenant que le premier ministre du Québec reconnaît, chiffres à l’appui, que la situation est préoccupante, il doit intervenir avec vigueur. L’équilibre linguistique se joue actuellement sur l’île de Montréal et avec lui l’avenir du français en Amérique », a conclu Yves-François Blanchet.

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