Rapport sur les médicaments d’ordonnance - Le gouvernement libéral doit agir
vendredi 20 mars, 2015
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Québec – Dans la foulée du dépôt du rapport du Commissaire à la santé et au bien-être sur les médicaments d’ordonnance, la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, ainsi que le député de Rosemont et porte-parole en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, demandent au gouvernement libéral de donner suite aux recommandations qui y sont énoncées et d’agir concrètement pour diminuer le poids que constituent les médicaments d’ordonnance sur le budget de la santé.

« Les médicaments d’ordonnance nous coûtent 7,7 milliards de dollars par année; cela représente près de 20 % du budget de la santé et 10 % du budget total du Québec. Il est donc impératif que le gouvernement libéral assure un meilleur contrôle de leurs coûts et de l’usage qu’on en fait. Le Commissaire apporte plusieurs pistes d’action intéressantes qui doivent être considérées. Par exemple, la révision périodique des listes de médicaments du régime général d’assurance médicaments et des établissements de santé mènerait assurément à plus d’efficacité et d’économies. L’envoi, à chaque prescripteur, de son profil individuel de prescriptions, ainsi que la publication annuelle des profils de prescriptions par région et des coûts associés, contribueraient également à des gains d’efficience en santé. De plus, le dossier des inhibiteurs de la pompe à protons, piloté par le gouvernement du Parti Québécois et cité en exemple par le Commissaire dans son rapport, témoigne selon lui des économies potentielles pouvant découler d’une révision de la liste pour une classe de médicaments. Ce qui revient à dire que le gouvernement devrait s’inspirer des gestes de son prédécesseur pour générer des économies », a déclaré Diane Lamarre.

« Nous demandons au ministre de faire preuve d’ouverture et de tendre l’oreille aux propositions qui lui sont faites et qui permettraient d’engendrer bien plus d’économies pour le réseau que tous ses projets de loi réunis. Élargir le rôle du pharmacien de première ligne et favoriser l’interdisciplinarité, tout en simplifiant les processus de prescription des IPS, des sages-femmes, des optométristes et des podiatres, sont des pistes de solution porteuses avancées par le Commissaire. Le dépôt, chaque année à l’Assemblée nationale, d’un rapport concernant les contributions fournies par l’industrie pharmaceutique aux établissements et la transparence de la facture en pharmacie sont également d’autres propositions que le ministre devrait étudier sérieusement », a ajouté Jean-François Lisée.

« L’élaboration d’une nouvelle politique du médicament et l’adoption d’un plan d’action sur la prescription et l’usage des médicaments sont aussi des propositions qui ne doivent pas demeurer lettre morte. Le ministre doit agir et, surtout, cibler les bonnes priorités, même si cela semble difficile pour lui depuis son entrée en poste », ont conclu les députés.