Protection de la langue française : la ministre St-Pierre a véritablement dupé la population
vendredi 3 juin, 2011
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Québec – « Le projet de loi 103, partiellement devenu la loi bâillon 115 sur les écoles passerelles, comportait d’autres articles que ceux relatifs à ces écoles. Ces articles visaient à renforcer certaines dispositions de la Charte de la langue française concernant notamment les politiques linguistiques des établissements universitaires et des municipalités. Ce projet de loi comportait également une modification importante de la Charte des droits et libertés de la personne pour y affirmer le français comme langue officielle du Québec et élément fondamental de son patrimoine culturel et de sa cohésion sociale. Or, la réponse de la ministre Christine St-Pierre ce matin est sans équivoque : elle n’a jamais eu l’intention véritable de faire ces modifications. C’est une honte ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi, qui a qualifié ces mesures de « mesures bonbons afin de faire avaler la couleuvre des écoles passerelles ».

M. Curzi se questionnait sur l’absence d’un nouveau projet de loi y intégrant ces mesures, une intention exprimée par la ministre St-Pierre à l’occasion de l’étude des crédits il y a quelques semaines. « Ce matin, tout le monde aura compris des réponses de la ministre qu’elle n’a nullement l’intention de proposer de nouveau ces mesures dans un autre projet de loi », a ajouté le député de Borduas. Plutôt que de protéger la langue française, la ministre fait exactement le contraire », a ajouté le député de Borduas.

« Alors que tous les chiffres et indicateurs linguistiques font craindre une anglicisation du Grand Montréal, la ministre St-Pierre préfère déclarer forfait par son attitude passive et inefficace plutôt que de tenter de remédier à la situation en renforçant l’application de la charte. C’est consternant. Si elle n’a pas d’intérêt pour cet enjeu crucial, qu’elle le dise au premier ministre », a conclu Pierre Curzi.