Propos de la ministre Rita de Santis - La ministre banalise les problèmes qu’elle est censée régler
vendredi 8 avril, 2016
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Québec – Réagissant aux propos de la ministre Rita de Santis, qui a déclaré que l’objectif de 150 000 $ imposé aux ministres libéraux en 2008 et en 2009 était « des peanuts », le leader parlementaire de l’opposition officielle, Bernard Drainville, dénonce que la ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques banalise le système libéral de financement politique. « Ce système a donné un immense pouvoir aux collecteurs de fonds libéraux. Il a donné à l’argent du financement libéral un pouvoir toxique sur notre démocratie. Un pouvoir de corruption », a-t-il affirmé.

« Son rôle, en tant que ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, est d’assainir les mœurs politiques. Par ses propos, Rita de Santis banalise les problèmes qu’elle devrait s’affairer à régler », a ajouté Bernard Drainville.

Cette prise de position de la ministre de Santis survient alors que depuis plusieurs semaines, le premier ministre persiste à refuser de condamner le système des ministres libéraux à 100 000 $ et des surperministres du financement libéral à 150 000 $. Hier, à l’Assemblée nationale, la ministre de Santis et tous les élus du Parti libéral se sont d’ailleurs joints à Philippe Couillard pour refuser d’adopter une motion condamnant ce système, présentée par le leader de l’opposition officielle.

« La ministre, qui devrait être la gardienne de nos institutions démocratiques, doit absolument condamner le système des ministres à 100 000 $ et des superministres à 150 000 $. Encore ce matin en interpellation, je lui ai demandé de le condamner et elle a refusé de le faire. Comment la ministre chargée de renforcer nos institutions peut-elle défendre le système libéral, un système qui a mené à des enquêtes de l’UPAC et à des accusations criminelles? », a conclu Bernard Drainville.