Projet Énergie Est - Pas de certificat d’autorisation tant que TransCanada n’acceptera pas de reconnaître la juridiction québécoise
mercredi 10 juin, 2015
Facebook
Twitter

Québec – Le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Sylvain Gaudreault, exige du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, qu’il renonce à délivrer des certificats d’autorisation à TransCanada tant que la compagnie n’acceptera pas de reconnaître la juridiction québécoise. À l’heure actuelle, en n’exigeant pas le respect des lois québécoises en matière d’environnement et en mettant sur pied un BAPE de façade, sans avis de projet ni étude d’impact, le gouvernement libéral est en train d’abdiquer son pouvoir de décision au profit du fédéral.

Le Parti Québécois estime, de plus, qu’en confiant les rênes à un comité d’experts, David Heurtel se déleste de ses responsabilités; on peut penser qu’il ne souhaite simplement pas répéter son erreur de l’an dernier à Cacouna, erreur pour laquelle il aurait dû démissionner, d’ailleurs. « Il ne devrait pas y avoir de certificat d’autorisation émis sans un engagement clair de l’entreprise qu’elle respectera la juridiction québécoise. Pour cela, TransCanada doit déposer un avis de projet et une étude d’impact au gouvernement du Québec. Sinon, quelle crédibilité aura ce BAPE? », a demandé Sylvain Gaudreault.

Le Parti Québécois constate que le projet Énergie Est reste flou, et que le Québec n’en tirera aucun bénéfice. « Certains aspects fondamentaux du projet demeurent inconnus à ce jour, dont le tracé final et la construction d’un port pétrolier au Québec. David Heurtel doit faire respecter la compétence du Québec en matière d’environnement », a poursuivi le porte-parole.

D’ailleurs, qu’a fait David Heurtel dans le dossier Énergie Est depuis son arrivée en poste? Il a notamment autorisé, à l’encontre du principe de précaution, la tenue de forages à Cacouna au cœur d’une pouponnière de bélugas, une espèce en voie de disparition. Il a aussi décidé de ne pas tenir compte des émissions globales de gaz à effet de serre du projet. Puis, la semaine dernière, en reconnaissant l’autorité de l’Office national de l’énergie pour évaluer le projet Énergie Est, il abdiquait ses responsabilités. Et, maintenant, il court-circuite le BAPE. « Aux yeux du Parti Québécois, toutes ces erreurs expliquent pourquoi David Heurtel devrait démissionner ou être démis de ses fonctions », a conclu Sylvain Gaudreault.