Projet de loi 20 - Le Parti Québécois demande au ministre de la Santé de couvrir au moins le premier cycle de FIV
mercredi 27 mai, 2015
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Québec – La députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, déplore que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ait fait le choix arbitraire de retirer les traitements de fécondation in vitro (FIV) des services assurés par le régime public d’assurance maladie.

La députée a rappelé que le ministre a fait plusieurs reculs à la suite des représentations des experts, des patients et des questions de l’opposition officielle : sur la limite d’âge de 42 ans au-delà de laquelle il rendait illégale la FIV, sur les 3 ans de relations sexuelles obligatoires et sur les éléments relevant des lignes directrices de traitement du Collège des médecins du Québec. La porte-parole exhorte le ministre à franchir un autre pas.

« Au Québec, actuellement, 2,7 % des naissances sont issues de la FIV. Le gros bon sens, ce serait que le ministre permette au moins aux couples infertiles d’avoir accès à un premier cycle de FIV en le maintenant assuré. Ainsi, on éviterait de priver de nombreux couples de l’espoir de fonder une famille. Pour plusieurs, avancer 10 000 $ pour un traitement, c’est un obstacle insurmontable qui signifie de renoncer pour toujours à avoir un enfant », a déclaré Diane Lamarre.

« Le ministre a beau dire qu’il tente de corriger les écarts et les dérives du programme, j’aimerais lui rappeler que les couples infertiles n’en sont pas à l’origine. S’il cherche quelqu’un à blâmer, je l’invite à se tourner vers son prédécesseur, Yves Bolduc, qui a omis d’y inclure des balises et d’assurer les mécanismes de contrôle prévus », a-t-elle poursuivi.

Diane Lamarre a rappelé que le Commissaire à la santé et au bien-être, qui a reçu le mandat d’évaluer le programme de procréation assistée et de faire des recommandations pour en diminuer les coûts, n’a jamais évoqué la possibilité de retirer la FIV du panier de services assurés. Au contraire, même; son rapport mentionne que « [l]es retombées positives [du programme de procréation assistée], ainsi que les risques liés au maintien des activités de procréation assistée en marge du système de santé et de services sociaux, font en sorte qu’il faut tout mettre en œuvre pour conserver le programme et en améliorer la performance. Le Commissaire recommande donc le maintien du programme ».

« En retirant la FIV des services assurés, le ministre a fait un choix personnel, sans tenir compte de l’avis de personne. Peut-il se mettre une seule minute dans la peau d’un couple infertile de la classe moyenne? Aujourd’hui, nous lui tendons la main; il doit accepter notre compromis et abandonner l’idée de faire payer aux couples infertiles la facture du laxisme libéral », a conclu la députée de Taillon.

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