Projet de loi 10 - Le Parti Québécois poursuit son travail constructif pour améliorer l’accès aux soins pour tous les Québécois
samedi 17 janvier, 2015
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Québec – Alors que reprend l’étude détaillée du projet de loi 10, la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, rappelle les demandes et les préoccupations qu’elle continuera de formuler lors de la commission parlementaire.

« Alors que le ministre Gaétan Barrette ne cesse de qualifier notre travail parlementaire d’obstruction, je lui rappellerais qu’argumenter, ce n’est pas faire de l’obstruction; c’est représenter les inquiétudes du réseau de la santé et des services sociaux. S’il avait consulté ce réseau avant d’écrire son projet de loi, celui-ci comprendrait beaucoup moins d’ambiguïtés, d’éléments aléatoires, et moins de correctifs devraient y être apportés. Le ministre a d’ailleurs déposé 160 pages d’amendements, qui répondent peu aux préoccupations, fondées, qui ont été exprimées. Son brouillon, rédigé rapidement sur un coin de table et sans consulter personne, il souhaite le mettre en œuvre de manière précipitée, soit dans moins de 4 mois; cela bouleversera tout le réseau », a déclaré Diane Lamarre.

« Les économies hypothétiques que prédit le ministre n'arriveront jamais, au contraire. Cette réforme coûtera au minimum 500 millions, notamment pour la gestion du changement, l’assurance salaire et la signalétique. On ne fera aucune économie. Il n’en résultera qu’une grande perturbation du réseau, et celui-ci, pendant quelques années, ne pourra se concentrer sur l’essentiel, soit l’amélioration des services et des soins, car son énergie sera monopolisée par cette réforme des structures et la centralisation sans précédent qu’elle propose », a ajouté la députée.

Des demandes visant l’amélioration de l'accès aux soins et aux services pour les Québécois La députée rappelle les gains que le Parti Québécois a obtenus, après de longues discussions, et tenant compte du peu d’ouverture du ministre à modifier son projet de loi : d’abord, il y aura trois CISSS en Montérégie; puis, les présidents-directeurs généraux seront nommés par le gouvernement et non par le ministre seul; enfin, les établissements à mission universitaire du domaine social seront reconnus.

Diane Lamarre réitère par ailleurs les demandes de l’opposition officielle :

  • le maintien d’instances consultatives locales, le respect de la voix citoyenne et l’intégration des acteurs locaux et régionaux dans la gestion des établissements;

  • l’équilibre entre les champs de compétence « santé » et « services sociaux » pour chacun des duos « pdg et pdg adjoint »;

  • la préservation de l’expertise et de l’autonomie actuelles du réseau de protection de la jeunesse;

  • la répartition réaliste et équilibrée des pouvoirs entre les instances régionales et ministérielles;

  • la considération des particularités régionales, dont les aspects géographiques et démographiques, dans le découpage du territoire proposé;

  • les sages-femmes doivent avoir une place au sein des conseils d’administration;

  • la Côte-Nord doit obtenir deux CISSS.

« Notre seul objectif est d’améliorer l’accès aux soins pour les Québécois, et nous continuerons notre travail constructif afin de faire en sorte que les inquiétudes et les critiques soient entendues et comprises par le ministre. Chacune de nos interventions est documentée et traduit des préoccupations formulées par les citoyens et les groupes. Le ministre, de son côté, n’y répond que de façon superficielle et avec mépris », a-t-elle conclu.