Projet d'aérodrome à Neuville : les intentions du gouvernement du Québec doivent être connues
vendredi 9 mars, 2012
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Québec – Le Parti Québécois somme le gouvernement libéral de rendre publique la lettre transmise au ministre fédéral Denis Lebel concernant le projet d'aérodrome à Neuville.

« Si quatre ministres ont pris la peine d'envoyer une lettre au gouvernement du Canada, il doit y avoir des raisons importantes et significatives. Ça fait des semaines que nous interpellons le gouvernement et la seule action aura été d'envoyer une lettre! On veut la voir. Nous devons connaître les intentions réelles du gouvernement du Québec en pareilles circonstances. Si le gouvernement veut l'appui de l'opposition officielle, encore faudrait-il savoir ce qu'il demande », a déclaré la députée de Taschereau et porte-parole de l'opposition officielle pour la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, en rappelant au passage que, dans le cas présent, le projet ne reçoit pas l'assentiment populaire des citoyens de Neuville.

Le Parti Québécois reproche au gouvernement libéral d'être demeuré passif. « Le fédéralisme de correspondance n'a donné aucun résultat dans les dernières années. Il faut donc faire plus. J'ose espérer que cette lettre énonce les actions qu'entend prendre le gouvernement du Québec pour protéger le droit des Québécois », a poursuivi le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

Impacts majeurs sur les terres agricoles du Québec

Pour sa part, le député de Kamouraska-Témiscouata et porte-parole en matière d'agriculture et d'alimentation, André Simard, s'inquiète des impacts que pourrait avoir ce projet d'aérodrome, notamment sur les terres agricoles, mais aussi quant au respect des lois du Québec.

« Le principe est simple : les lois québécoises doivent s'appliquer sur le territoire québécois, particulièrement celles qui protègent notre territoire agricole. Le temps presse car les promoteurs pourront paver la piste dans quelques semaines et il sera trop tard. Les ministres québécois doivent agir vite et obtenir une réponse de Denis Lebel », a ajouté André Simard.