Prix de l'essence : le Parti Québécois accuse le gouvernement libéral de laxisme et réitère sa demande pour un prix plafond
mardi 19 juillet, 2011
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Québec – Plus de trois mois après en avoir fait la demande, le Parti Québécois revient à la charge pour que le gouvernement envisage de fixer un prix plafond pour le prix de l’essence.

« Alors que la période de vacances bat son plein, le prix de l’essence augmente à coup de 7 ou 10 cents du litre, sans aucune explication intelligente et valable. Pour éviter de tels chocs aux automobilistes, le gouvernement Charest doit s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, comme au Nouveau-Brunswick ou en Nouvelle-Écosse, où le prix de l’essence est stable et plus bas », a déclaré le député de La Prairie et porte-parole de l’opposition officielle en matière de protection des consommateurs, François Rebello.

En mai dernier, le Parti Québécois avait invité le gouvernement du Québec à étudier cette proposition. La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, affirmait que son ministère de même que la Régie de l’énergie planchaient sur l’analyse de cette idée et le feraient promptement.

Le député Rebello reproche à la ministre Normandeau de prendre fait et cause du discours des pétrolières plutôt que des consommateurs. « C’est une proposition qui a du mérite et qui stabilise les prix dans les provinces maritimes depuis des années. Si c’est bon pour eux, pourquoi ce ne serait pas bon pour les automobilistes du Québec? », se demande-t-il, rappelant que cette proposition de prix plafond obtient l’appui de l’Union des consommateurs et de l’Association québécoise des indépendants du pétrole. Soulignons qu’une famille québécoise devra assumer un montant supplémentaire d’environ 1000 $ cette année, comparativement à l’an dernier, si le prix de l’essence se maintient autour de 1,40 $/litre.

« Comme pour l’électrification des transports, le gouvernement libéral fait preuve de laxisme pour le prix du pétrole. Tant que nous ne nous libérerons pas du pétrole, il faut prendre tous les moyens pour aider les automobilistes québécois qui sont actuellement victimes d’un prix du litre d’essence plus cher qu’ailleurs. C’est ce qu’on attend d’un gouvernement soucieux des consommateurs, pas des pétrolières », a conclu François Rebello.